Edito Septembre – octobre 2026 : avions et RN20… encore !

Depuis le 10 août et jusqu’au 17 décembre la piste 4 de l’aéroport d’Orly est fermée pour travaux. Les avions décollent et atterrisent actuellement depuis les pistes 2 et 3, ce qui induit des modifications de trajectoires.

Et nous avons bien constaté une augmentation des survols de notre commune.
Il est possible de visualiser ces survols sur le site MONCIEL de la DGAC :

Voici ci-dessous le nombre de vols à moins de 3962 m (ou 13 000 pieds) d’altitude au-dessus de La Ville-du-Bois en 2025 et 2026, sur les mois d’août à octobre, l’augmentation des survols est notoire.

Les trajectoires correspondant au mois d’août 2026 mettent bien en évidence cette augmentation des survols que nous avons tous perçue. 

En temps normal, sauf déviation des trajectoires autorisées, survolent directement notre commune de petits avions de type AT75. 
Là nous sommes survolés par des B738, des A320 ou de plus gros porteurs.

Le 13 octobre dernier, notre députée, Mme Marie-Pierre RIXAIN a posé une question écrite au gouvernement concernant l’aménagement de la RN20.

En voici le texte :

Mme Marie-Pierre Rixain interroge M. le ministre des transports sur les garanties apportées par l’État quant à la réalisation effective du projet partenarial d’aménagement (PPA) de la RN20, signé le 9 mars 2023 et au respect du calendrier prévoyant le début des premiers travaux à partir de la fin de l’année 2029. Axe structurant de l’Essonne et principale entrée du sud de l’Île-de-France, la RN20 constitue un itinéraire essentiel pour les populations du sud du département se déplaçant vers Paris et le nord de l’Essonne. Elle supporte un trafic quotidien compris entre 50 000 et 57 000 véhicules, dont 5 % de poids lourds, selon le bilan de la concertation publique menée à l’été 2025. Entre Linas et Ballainvilliers, plus de 60 000 véhicules l’empruntent chaque jour, ce qui en fait l’axe le plus fréquenté du réseau routier départemental. Cette situation entraîne une congestion fréquente, d’importantes nuisances sonores et atmosphériques ainsi que des difficultés de circulation et de sécurité pour les riverains et les mobilités douces. Depuis plus de vingt ans, les collectivités territoriales travaillent à la transformation de cet axe pour faire face notamment à la croissance démographique et au développement économique des territoires traversés. Un projet de requalification en boulevard urbain avait ainsi été engagé à partir de 2009, dans le prolongement des travaux du Syndicat mixte d’études de la RN20. Il prévoyait la réalisation d’un transport collectif en site propre (TCSP) destiné à relier Arpajon à Massy en quarante minutes, contre plus d’une heure trente auparavant. Les collectivités concernées avaient adapté leurs plans locaux d’urbanisme et engagé d’importants investissements : près de 8 millions d’euros d’études, 11 millions d’euros de travaux financés par le département et la programmation de 10 000 logements dans le canton de Montlhéry. L’abandon, en 2019, du TCSP Arpajon-Massy, pourtant inscrit au contrat de plan État-région 2015-2020, a remis en cause de nombreuses années de travail et d’investissements publics, au détriment des usagers, des riverains et des collectivités engagées dans le projet. Le 9 mars 2023, l’État, la région Île-de-France, le Département de l’Essonne, les EPCI et communes concernés ont signé un projet partenarial d’aménagement (PPA) de la RN20 visant à aménager durablement l’axe et à répondre aux enjeux de mobilité et de transition écologique. Entre Linas et Ballainvilliers, le projet prévoit le maintien de deux voies de circulation automobile dans chaque sens, la création de voies réservées aux bus et au covoiturage, de pistes cyclables sécurisées et de cheminements piétons ainsi que la végétalisation de l’axe. Toutefois, malgré l’annonce des premiers travaux à partir de la fin de l’année 2029, plusieurs incertitudes demeurent quant à la faisabilité du projet. Les études doivent encore en déterminer précisément le phasage et les acquisitions foncières nécessaires ne permettent pas, à ce stade, de réaliser le profil définitif sur l’ensemble des 4,5 kilomètres concernés. Surtout, le coût prévisionnel de l’aménagement, évalué à 57,77 millions d’euros, ne comprend ni les acquisitions foncières, ni certains frais d’études et de maîtrise d’ouvrage, ni les travaux relatifs aux ouvrages d’art, aux aménagements paysagers ou à certaines solutions de gestion des eaux pluviales. La répartition du financement entre les partenaires doit en outre encore être déterminée par un comité des financeurs. Après les abandons et revirements qui ont marqué l’aménagement de la RN20 ces vingt dernières années et alors que les collectivités territoriales ont déjà consenti d’importants investissements, il apparaît indispensable que les habitants, les élus locaux et les acteurs économiques disposent de garanties sur la réalisation de ce projet. Aussi, elle souhaite connaître les engagements que le Gouvernement entend prendre afin de garantir la réalisation effective des aménagements prévus dans le cadre du projet d’aménagement multimodal de la RN20 ainsi que le respect du calendrier prévisionnel fixant le début des travaux à la fin de l’année 2029.

Ce texte résume assez bien la situation. Nous dirions même qu’on parle de réamanégement depuis les années 50.