PLU – le rapport du commissaire enquêteur

En préambule, le rapport indique :

Un des problèmes majeurs de la commune de La Ville du Bois en matière d’urbanisme, et celui qui fait le plus débat à l’heure actuelle, est relatif à l’aménagement de la RN20 et de ses abords. Il s’agit d’un projet d’ampleur considérable, donc très coûteux, qui implique toutes les communes limitrophes. Il est actuellement à un stade relativement avancé mais il est évident qu’il s’étalera sur plusieurs années encore avant d’être achevé. le projet de PLU faisant l’objet de l’enquête publique prend en compte le réaménagement de la RN20 ce qui bien entendu, impose de fortes contraintes à plusieurs niveaux.

Et nous ne pouvons qu’être en accord avec cette affirmation.

Aucun incident notable ou regrettable ne s’est produit au cours de l’enquête publique.
Celle-ci, à notre avis, a relativement peu mobilisé les UrbiSylvains. 

C’est assez vrai.
Cependant BVVB s’est mobilisée, et a incité autant que possible les urbisylvains à s’exprimer. 

A propos de la lettre transmise par Gérard Tessier au nom de BVVB sont cités les points suivants (on trouvera notre courrier ici) (point 15) :

Le Président de l’association suggère plusieurs actions relatives , en particulier, à la circulation dans la ville et souhaite “qu’un plan de circulation des véhicules soit repensé pour tous les secteurs de la commune, afin d’une part, de diminuer les effets de transit de l’ex RN20, et d’assurer une circulation intra-muro en toute sécurité”. Il souhaite aussi que ” le nombre et l’implantation des places de stationnement” soient “cohérents avec les logements supplémentaires prévus”. Il propose plusieurs améliorations des transports en commun, notamment “la mise en place des navettes gratuites déjà en fonctionnement à Longjumeau, Morangis et Balainvilliers… pour améliorer “les circulations internes et de proximité”. Monsieur Tessier regrette que “le PLU ne donne pas de visibilité sur des infrastructures dédiées à l’extension d’offre de services médicaux, etc. Il souhaite aussi “que le taux e 20% fixé par la loi SRU ne soit pas dépassé ” dans la Ville. Il regrette qu’il ne soit pas fait état dans le PLU des décisions relatives au PLH adoptées en Conseil Communautaire d’Europ’Essonne le 2 février 2011″ et déclarer enfin que les règles de construction décrites pour la zone UE du PLU ne sont pas conformes au Code de la construction et de l’habitation sur les vis à vis. (articles L112-9 à L 112-11 du code de la construction et de l’habitation)”

Action du Commissaire enquêteur : Cette longue lettre, argumentée sera transmise à Monsieur le maire de la Ville du Bois en recommandant qu’une réponse soit apportée à Monsieur Tessier, au mois sur les points les plus importants et qui ne sont pas déjà documentés dans le dossier de PLU. Le CE reviendra sur certains points dans ses commentaires. Le commissaire enquêteur remarque que Monsieur Tessier, dans sa lettre, s’exprime au nom des “Urbisylvains” : il faut sans doute comprendre qu’il s’agit des Urbisylvains adhérents de l’Association BVVB qu’il dirige.

La phrase “il faut sans doute comprendre qu’il s’agit des Urbisylvains adhérents de l’Association BVVB qu’il dirige” a-t-elle sa place dans ce commentaire, qui devrait enregistrer de façon neutre les remarques d’où qu’elles viennent ?

S’agit-il de remettre en cause notre représentativité ? C’est dans l’esprit des derniers décrets relatifs à l’implication des ONG dans les projets de loi, et une façon de tuer toute forme de démocratie participative.

Ou de nous accuser de défendre l’intérêt particulier de nos adhérents ?

Et là réaffirmons l’esprit de défense de l’intérêt général voulu par notre association 

Rappelons l’article premier de nos statuts  :

L’Association dite «Bien Vivre à La VILLE du BOIS », fondée le 1er juin 2002, a pour objet de contribuer à améliorer le cadre de vie des Urbisylvains et lutter contre les nuisances de tous ordres et de rechercher et trouver en concertation avec les habitants et la municipalité, les élus concernés et responsables, les meilleurs aménagements, dans l’intérêt général.”

 

Voici dans les conclusions quelques points qui nous font réagir :

 

En point 3.1 commentaires relatifs au dossier, support de l’enquête publique :

Le commissaire enquêteur ne partage pas cet avis car le programme Local de l’Habitat (PLH), au même titre que le schéma de cohérence Territoriale (SCOT), le Plan de Déplacements Urbains (PDU) et le Schéme de Développement Commercial (SCD), sont des documents avec lesquels le PLU doit être compatible mais leur présence effective dans le dossier n’est pas obligatoire. Les objectifs du PLH ont été explicitement retranscrits dans le PLU (confirmation par le Cabinet “Espace Ville”)

Là encore pas beaucoup de transparence sur ce fameux PLH.

 

En 3.2 Commentaires relatifs à l’enquête publique proprement dite :

L’enquête publique a relativement peu mobilisé les habitants de La Ville du Bois puisqu’elle se solde par seulement 25 mentions sur le registre d’enquête publique et 7 visites de personnes souhaitant prendre connaissance du dossier. On doit cependant faire remarquer que ce projet était très bien connu des urbisylvains, puisqu’il avait fait lo’bjet , comme nous l’avons déjà fait remarquer, de réunion publiques et autres discussion au niveau communal. C’est aussi, sans aucun doute, ce qui explique que la majorité des mentions portées sur le registre aient une connotation négative : en effet, on se déplace moins facilement pour pour féliciter sa municipalité du travail accompli et/ou porter sa “pierre” à un projet collectif que pour manifester son mécontentement vis-à-vis d’une mesure susceptible d’altérer son espace de vie ou d’affecter la valeur de ses biens. cela dit, l’enquête publique portait sur un projet de PLU et c’étiat en effet une bonne occasion de faire valoir ses droits et autres opinions fussent-ils personnels et d’ordre privé.

En résumé : les gens qui se sont déplacés  sont ces bons vieux râleurs de français et pour leur intérêt strictement personnel !

Quant à l’audience des présentations du PLU  :

10 personnes ont participé à la réunion de présentation du 30 avril 2011 … dont 6 membres de BVVB !!

Donc, non, on ne peut pas dire que ce projet est bien connu des Urbisylvains.

Il n’y a rien à reprocher à la municipalité, qui a conduit normalement l’enquête publique et mis à disposition de toutes les personnes qui le demandaient les documents décrivant le PLU.

Nous avons quant à nous aussi appelé les Urbisylvains à se déplacer.

 

En 3.3 Commentaires relatifs au mentions portées sur le registre d’enquête publique :

Un point 3.3.2 est consacré à la lettre remise par Gérard Tessier au commissaire enquêteur au nom de BVVB :

La lettre émanant de l’Association ” Bien vivre à la Ville du Bois”, signée et remise par Monsieur Tessier – Président , a retenu notre attention car il est de notre expérience que les opinions émises pas ce genre d’Association ( communes dans les villes de lEssonne ayant un centre historique) sont souvent d’importance car elles collectent de nombreux avis, émanent de la “bases”, des avis peu suspects à priori de nourrir des intérêts personnels.

Jusque là, cela s’annonce plutôt bien, encore qu’on peut se demander si de tels jugements de valeurs ont leur place dans un rapport administratif.

La lettre de Monsieur Tessier se décompose en dix points parmi lesquels on peut faire remarquer :

– que les points 1 et 3 ont été pris en compte par les concepteurs du projet, comme il est évident à la lecture du dossier

Non, il ne nous paraît pas du tout évident que le caractère rural de la commune soit préservé avec des immeubles pouvant aller jusqu’à 4 étages en bordure de l’ex RN20 (point 1), ni qu’un plan de circulation ait été inclus dans le PLU .

– que le point 2, nous semble très en marge du dossier du PLU dans la mesure où l’on peut considérer que les négociations entre EPIF et les particuliers sont d’ordre privé et, de toutes façons, sans incidence sur le plan d’urbanisme. Il est curieux que cette observation figure dans cette lettre … en deuxième rang !

Rappelons le point 2 de notre courrier :

 Dans le cadre de la requalification l’EPFIF, doit racheter les biens immobiliers des propriétaires au prix estimé par les « DOMAINES », aussi bien sur le bâti habitable que sur le terrain

Il paraît à BVVB extrêmement important que les particuliers vendent leur bien à l’EPIF dans des conditions correctes, et que l’EPIF respecte les estimations des domaines.

– que le point 4 est largement hors du contrôle de la municipalité qui ne peut évidemment pas contrôler efficacement l’importance du transit sur la RN20, même après restructuration en un boulevard urbain.

En effet, c’est au niveau régional qu’il faut traiter les problèmes de circulation sur l’ex RN20. Et on peut s’interroger sur la forte urbanisation prévue avec comme seul transport en commun supplémentaire une ligne du bus dont l’achèvement est prévu en 2025 !!

– que les recommandations aux points 5 et 8 ont été adressées à la municipalité

Ces points concernaient les places de stationnement (être en cohérence avec le nombre d’appartements),  et le taux de logement sociaux (ne pas aller au-delà de la loi SRU qui exige 20%).

– que les points 6 et 7 sont, eux aussi, hors du cadre du PLU puisque de telles initiatives peuvent être mises en application à tout moment par l municipalité (Longjumeaue par exemple n’a pas encore de PLU … mais a déjà des navettes)

Le point 6 fait remarquer que les transports en commun prévus sont très insuffisants, nous persistons à penser que ce n’est pas hors sujet !

Le point 7 fait allusion aux infrastructures nécessaires en lien avec l’augmentation de population prévue, tels que crèches, services médicaux, services infirmiers, traitement des déchets. Nous ne voyons pas en quoi c’est hors sujet.

On peut aussi s’interroger sur la cohérence avec le PDU (qui doit être fait au niveau de l’intercommunalité). Le fait que Longjumeau n’ait pas de PLU est aussi surprenant. Mais peut-être que le seul aménagement prévu est la construction d’un mur anti-bruit déjà réalisé ?? !!

– que l’absence du PLH (point 9) a peu d’incidence sur le contenu du dossier puisque l’esprit de ce PLH a été pris en compte par les concepteurs du projet.

Encore une fois nous estimons qu’il y a peu de transparence sur l’ensemble des logements prévus. (voir aussi le document du syndicat mixte de la RN20, p14 ,  p27, et phase 2 p 29 population prévue à long terme dans un rayon de 400m autour de La Grange aux Cercles : 6850 Ha – pour 1400 Ha actuellement)

– que le point 10 est un point important à propos duquel l’attention de la municipalité a été attirée en insistant sur le respect des règles à appliquer dans la zone UE. 

Le point 10 concerne les vis à vis et les marges de recul, pour lesquels le code de la construction et de l’habitation n’est pas respecté.

Au total cette lettre est assez décevante de la part d’une Association et on pourrait regretter qu’aucun argument en faveur de PLU n’ait été relevé alors même que l’Association a été invitée à en discuter à de nombreuses reprises.

Nous ne comprenons pas bien cette dernière remarque, ni ce qu’elle fait dans un écrit administratif qui n’est pas censé contenir de jugements de valeur.

Nous aussi sommes assez déçus par le rapport du commissaire enquêteur, qui constitue une piètre synthèse de toutes les remarques rédigées.

 

 

A propos du logement

C’est indéniable, il y a en ce moment en France une crise du logement.

On trouvera dans ce dossier publié par Débat&Co différentes idées et explications.

(Débat&Co se veut un site de débat et d’information sur l’actualité économique et sociale.)

La graphique qui en est extrait ci-dessous en donne une bonne explication : le prix du logement a augmenté beaucoup plus que les revenus des ménages.

Et si en 1980, 80% des logements étaient accessibles aux 25% des revenus les plus modestes, en 2006, cette part est tombée à 60%. Les chiffres 2012 ne sont pas mentionnés.

A consulter aussi sur le site de l’INSEE .

Les statistiques officielles montrent aussi que cette part de dépense consacrée au logement affecte plus particulièrement les ménages aux revenus les plus faibles, et constitue une source d’inégalité.

C’est ce qu’indique ce graphique, aussi publié par l’insee sur la base de données collectées jusqu’à 2006.

(rapport complet ici)

Une autre étude publiée par le CREDOC, et qui a fait l‘objet d’un article dans Le Monde  montre comment les dépenses des ménages sont affectées en fonction de la part de budget consacrée au logement.

Il est frappant de constater, que c’est le budget nourriture qui est le plus réduit, suivi de celui des transport (que l’évolution du coût des carburants va rendre aussi important)

Tous les indicateurs le montrent : il y a bien urgence à améliorer l’offre de logement en France .

Cela dépasse largement ce qui est faisable à l’échelle de notre petite commune, et mérite d’être imaginé pour l’avenir, au moins au niveau intercommunal, voire régional.

Edito Mai 2012

 

Un camion en folie sur la RN20

photo publiée par Le républicain

Le vendredi matin 4 mai, un ensemble routier de 44 tonnes a effectué un demi tour sur la RN20 à Montlhéry.

Depuis plus de 10 années, les associations, dont BVVB harcèlent les différents acteurs politiques de notre région pour qu’enfin la réglementation soit appliquée.

Chaque édile y va de son refrain, que cela soit le Ministère, le Conseil Général, notre Député, les Conseillers généraux concernés, les Maires.

Force est de constater que rien n’est fait, chacun renvoyant à l’autre ses responsabilités.

Pourtant, la réalité est là.

Rappelons que la RN20 est interdite aux Poids Lourds en transit. De nuit comme de jour, des véhicules circulent en toute impunité dans les deux sens, malgré les panneaux d’interdiction plantés à l’entrée de la bretelle de LONGJUMEAU sur l’A10 et avant la Francilienne à LINAS.

Une des causes est le coût du péage de l’autoroute A10  entre Artenay et la barrière de Saint Arnoult en Yvelines. Une taxe carbone doit être mise en place courant 2013.

Combien de camions iront encore à la faute?

Bien sincèrement à tous.

Gérard TESSIER

Président BVVB Mai 2012

Edito Avril 2012

Europ’Essonne s’agrandit

Le Préfet de l’Essonne a arrêté le schéma des intercommunalités début mars.

Cette importante décision a pour échéance le 1er janvier 2013.

Quelles conséquences ?

Morangis quitte notre communauté d’agglomération.

Linas, Marcoussis, Montlhéry, Nozay et Villejust intègrent Europ’Essonne.

De 10 communes aujourd’hui, nous serons 14 communes demain. Les compétences sont définies c-dessous :

Les articles L 5216-5 à L5216-7 du Code général des collectivités territoriales imposent aux communautés d’agglomération l’exercice de certaines compétences :

La communauté doit par ailleurs exercer au moins trois des six compétences suivantes :

Elle peut se donner compétence en matière de droit de préemption urbain ou recevoir délégation du Département pour exercer des fonctions d’aide sociale.

Les communes peuvent, par ailleurs, déléguer à la communauté d’autres compétences.

L’exercice de certaines compétences nécessite que soient définis les actions et équipements reconnus d’intérêt communautaire. Cette déclaration d’intérêt communautaire est faite par une délibération du conseil communautaire prise à la majorité des deux tiers du conseil de la communauté d’agglomération.

Mais, une des conséquences négatives est la diminution des représentants de notre commune auprès de la nouvelle communauté d’agglomération, de 4 élus du Conseil Municipal, il n’en restera plus que 2. Les avis des petites communes risquent d’être étouffés par les grosses communes, (Massy, Longjumeau, Chilly Mazarin).

En principe, selon la loi, les compétences exercées par un syndicat intercommunal inclus dans la communauté d’agglomération sont reprises par la communauté d’agglomération selon des modalités à définir lors de la fusion.

Qu’en sera-t-il du SIRM (Syndicat Intercommunal de la Région de Montlhéry) qui gère les traitements des déchets et la piscine intercommunale, et comprend les villes de La Ville du Bois, Ballainvilliers, Linas, Longpont-sur-Orge et Montlhéry si Longpont sur Orge n’intègre pas la future communauté d’agglomération d’ Europ’Essonne.

Egalement, est-ce un découpage définitif ?

Bien sincèrement à tous.

Gérard TESSIER

Président BVVB Avril 2012

Projet d’Ecole Les Bartelottes

Le projet était annoncé dans Le Républicain au mois de mai :

On trouve quelques détails sur le site de Nomades architectes

Mais lors de la présentation du budget au Conseil Municipal du 20 mars, il a été dit que la subvention du Conseil Général pour ce projet était remise en cause parce que nous n’atteignons pas le taux de 20% de logements sociaux exigé par la loi SRU pour les communes de plus de 1500 ha en Ile de France, incluses dans une agglomération de plus de 50 000 ha et comprenant au moins une commune de plus de 15 000 ha.
Cette obligation s’applique au niveau intercommunal, lorsqu’un programme local de l’habitat a été approuvé.

Or nos écoles sont vétustes, les classes de nos enfants surchargées.

Quel est l’intérêt de cette sanction ?

Au final ce sont les enfants qui en paient les conséquences. C’est absurde.

Et si nous regardons l’évolution de notre commune et des communes limitrophes de la RN20, nous n’entrons pas tout à fait dans la catégorie d’une agglomération comprenant une ville de plus de 15000 habitants :

Sauf qu’aujourd’hui, nous faisons partie d’Europ Essonne.

Et nous voici intégrés à une agglomération de 130 000 ha (chiffres 2009), comprenant Massy (40 000 ha) et Lonjumeau (qui comptait 21000 ha environ en 2006)…

D’après les documents d’Europ’Essonne, le nombre d’habitants a augmenté entre 1999 et 2009 de plus de 2% à La Ville du Bois, pour un taux de 0,9% sur le territoire.

Et voici ce qu’on lit sur les documents d’Europ’Essonne sur la répartition des logements sociaux au sein de la communauté de communes :

Quel sens cela a-t-il de comparer La Ville du Bois avec des villes telles que Massy , Longjumeau ou Chilly Mazarin, qui sont désservies par le RER et un important réseau de bus ?

Dans les années 70 et 80, on venait s’installer à La Ville du Bois parce que les logements y étaient peu chers, justement à cause de cet éloignement des transports en commun.

Personne ne discute la nécessité de construire des logements , mais est-ce pertinent de sanctionner notre commune en empêchant la construction d’une école ?

La RN20 un matin de janvier

C’était un matin où il n’y avait pas trop de circulation , vers 8h30.

Au croisement de la RN20 avec la rue de Cailleboudes.

En 1mn, deux camions en direction d’Etampes :

 

Et quand on est sur le trottoir :

ça décoiffe !

Et en direction de Paris, une file continue de voitures à perte de vue.

Rue des Cailleboudes, on fait la queue (et encore ce matin là, la Voie des Postes n’était pas bloquée)

Edito mars 2012

On va attendre !

Nous allons vivre deux campagnes électorales qui vont faire passer au second plan nos combats locaux.

Nous restons observateurs.

Nos rencontres avec le Ministère sont suspendues, nos contacts avec nos parlementaires sont en pointillés, nos élus se dispersent dans leurs courants, oubliant, pour certains, notre quotidien.

Si nos échanges avec les administrations ralentissent ces prochaines semaines, nous n’en restons pas moins mobilisés, et prêts à continuer nos actions lorsque la vie locale reprendra son cours.

Nous sommes en possession de la dernière version dans son intégralité validée par le Syndicat Mixte de la RN20, du schéma de référence de la requalification de la RN20. Nous vous invitons à le consulter sur notre site, au lien suivant : http://www.bvvb.org/dec/rn20/CG91-Ingerop-RN20-Schema_de_reference-VF-Decembre2011.pdf

Nous sommes à votre écoute pour recueillir vos observations.

Bien sincèrement à tous.

Gérard TESSIER

Président BVVB – mars 2012

Edito février 2012

 

RN20 et La Ville du Bois : urbanisation et circulation

Urbanisation et circulation : l’une ne va pas sans l’autre. C’est un constat indiscutable. Depuis plusieurs mois, nous communiquons à nos adhérents et aux lecteurs de notre site les évolutions prévisibles pour les années à venir.

Nous sommes favorables à l’évolution de notre commune, surtout dans l’embellissement de l’entrée de ville par l’ex RN20, mais les nouveaux bâtiments prévus à ses abords vont apporter un nombre d’habitants supplémentaires, et bien entendu, des véhicules supplémentaires sur notre commune.

La requalification de la RN20, dont les 4 phases ont été validées par le syndicat mixte de la RN20 en décembre 2011, présente les configurations de cet axe. Du petit Ballainvilliers, jusqu’à Linas, cette route rentrera dans les règles de circulation urbaine, soit vitesse limitée à 50Km/h. Le futur Transport en Commun en Site Propre, sera bien positionné sur notre commune en 2 voies centrales, et en principe connecté aux futures navettes gratuites de la commune. Il est également prévu une grande place au niveau du feu de la Grange aux Cercles. Très bien, tout est prévu pour inciter les Urbysilvains à utiliser les transports en commun quand cela leur est possible.

Mais, car il y a un mais, qu’est-il prévu pour les 80% d’automobilistes qui transiteront sur l’ex RN20. Il est question d’incitations devant diminuer le flux, mais la question que nous posons régulièrement aux différentes instances reste toujours sans réponse : « Comment comptez-vous diminuer sur cet axe la circulation d’environ 60 000 vehicules/ jour aux 20 000 vehicules/ jours visés par la requalification ? »

Il y a quelques petites avancées : covoiturage, TCSP sur l’A10, tarifs minorés pour bien peu d’utilisateurs potentiels du péage de Dourdan. Mais c’est bien insuffisant.

C’est maintenant qu’il faut tout tenter pour peser sur ces décisions, d’où nos actions auprès des acteurs actuels et futurs pour que cela change. Nous rappellerons inlassablement que des habitants vivent en bordure de RN20, que des habitants souhaitent avoir les voies communales sécurisées . Si nous ne nous mobilisons pas maintenant, la RN20 passera de l’axe de transit qu’elle est aujourd’hui à un pseudo boulevard urbain bloqué.

Bien sincèrement à tous.

Gérard TESSIER

Président BVVB février 2012

A10 gratuite pour délester l’ex RN20 – Associations et élus tous d’accord

Voici ce qu’on peut lire dans l’article du député Franck Marlin  “A10-A11 et circulation des poids lourds sur l’ex RN 20” qui conclut lui aussi  :

D’une part, et outre le fait que ces décisions n’aient donc pas fait l’objet de concertation avec les élus locaux et les associations, il est regrettable qu’encore une fois seul le péage de Dourdan bénéficie d’une tarification avantageuse, car c’est oublier les franciliens et les sud-essonniens qui sont contraints, faute de moyens de transports en commun adaptés, d’utiliser cette autoroute à partir d’Ablis et d’Allainville ou bien d’utiliser le réseau secondaire, déjà surchargé, pour rejoindre la barrière de Dourdan qui est plus avantageuse.

(..)

 Il serait enfin temps de prendre les mesures qui s’imposent pour préserver notre environnement, garantir à chacun l’égalité devant les transports, et améliorer la circulation et consécutivement la sécurité routière.

« Et cela doit passer par une limitation des poids-lourds sur la RN 20 et une politique équitable pour l’ensemble des tronçons de l’A 10 et A 11 sans pour autant que les collectivités locales et les contribuables soient mis à contribution, surtout au regard des résultats de VINCI / COFIROUTE et des conditions avantageuses dont cette société bénéficie pour exploiter ces autoroutes concédées par l’Etat !”

 

ainsi que dans l’article “Pour une A10 accessible”  sur le site du Conseil Général de l’Essonne :

Aujourd’hui, l’A10 est l’une des rares sections d’autoroutes payantes en Île-de-France, à partir de La Folie-Bessin, à 23 km de Paris. “Une injustice sociale au regard des conditions d’accès à l’A6 (entièrement gratuite) sur le territoire essonnien !”, s’insurgent les élus du département. Sur l’A10, les usagers de l’Essonne et des Yvelines déboursent en moyenne 700 euros par an pour un passage journalier. La tentation est donc grande d’emprunter plutôt la RN20, voisine et gratuite, comme axe de substitution au réseau autoroutier.”

 

Nos constats, en accord avec les associations A10 gratuite et Comité Nationale 20 sont les suivants  :

– un axe saturé aux heures de pointe

– des camions qui empruntent la RN20 au lieu de l’A10, et notamment des poids lourds étrangers en transit

(image empruntée à Comité Nationale 20)

(voir notre argumentaire ici )

Nos trois associations ont d’ailleurs fait un courrier commun à Nathalie Kosciusko-Morizet daté de Juillet 2011 et à ce jour sans réponse.

Bizarreries autoroutières

En région parisienne la plupart des autoroutes sont gratuites.

Toutes sauf l’A1 et l’A10.

Si on regarde sur l’ensemble des autoroutes, la première sortie payante, son prix et à combien de kilomètres de Paris Centre (évaluation soit d’après via MIchelin, soit d’après http://www.lesannuaires.com/mesure-distance.htm)

ce sont les usagers de l’A1 qui semblent défavorisés. A noter que le premier péage de l’A1 est dans l’Oise, donc pas en Ile de France.

Cependant, sur la distance effectivement parcourue sur l’A1 à cette première sortie payante, le tarif est de 0,80 Euros  pour 28 km, alors que sur l’A10, le tarif est de 1,60 Euros pour 33 km (soit 70% de plus sur l’A10).

Et si on s’intéresse aux dernières sorties gratuites :

l’A10 apparaît gratuite sur une faible portion (en fait très exactement 21km entre A6b et N104).

Par ailleurs, voici ce qui est observé dans notre secteur sur le recensement de la circulation publié pour l’année 2010 sur le site de la DRIEA-DiRIF (cliquer sur l’image pour visualiser de façon à voir les chiffres en véhicules / jour  ) :

Il apparaît clairement qu’au delà des barrières de péage le trafic diminue (76 000 véhicules / jour avant le premier péage pour 43000 après sur l’A10).

On voit aussi que les 136 900 véhicules de l’embranchement A10, ne sont plus que 82 000 au comptage suivant sur l’A10.

En superposant avec la carte Michelin de la région (cliquer pour agrandir l’image) :

On peut supposer que la différence s’écoule entre la D36 et la RN20…

Les derniers chiffres dont nous disposons sur la RN20 sont ceux diffusés par le Conseil Général de l’Essonne, dans une “Etude préalable à une démarche partagée de requalification durable de la RN20” publiée en novembre 2009.

Oui, vous avez bien lu, le CG diffuse une étude en novembre 2009 avec des chiffres de 2006 , difficiles à comparer avec les chiffres de 2010 de la DRIAE-DiRIF.

Il semble que les répartitions de circulation aient changé, mais il faudrait comparer à la fois avec l’évolution du bassin d’emploi et l’urbanisation.

On peut regretter que les services de l’état et ceux du Conseil Général de l’Essonne ne partagent pas leurs données.

Pas très sérieux non plus de fonder une politique en 2011 sur des chiffres de 2006, sans plus d’approfondissement sur l’évolution des flux au cours du temps, alors que nous qui nous déplaçons tous les jours en voiture constatons bien que nos trajets prennent de plus en plus de temps.

Un autre bizarrerie, cette fois du site Via Michelin : lorsqu’on cherche un itinéraire depuis Paris Centre pour n’importe quelle ville située sur la N104 ou à proximité de l’A10 , même si on demande un trajet autoroutier en priorité, l’itinéraire conseillé passe toujours par la RN20.

Un exemple de trajet entre Paris Centre et Fontenay-lès-Briis :

Alors, pas étonnant que la RN20 soit saturée !

La gratuité de l’A10 en Ile de France apparaît incontournable pour désengorger notre secteur pauvre en voies de communication.

Mais il est certain que cela ne suffira pas.