Subvention pour l’école des Bartelottes

Voici le courrier que nous avons adressé à :

 

Monsieur Michel FUZEAU, Préfet de l’Essonne

Monsieur Jérôme GUEDJ, Président du Conseil Général de l’Essonne

                        Monsieur Vincent DELAHAYE, Sénateur de l’Essonne

                        Madame Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, Députée IV° circonscription

                        Monsieur Olivier THOMAS, Conseiller Régional de l’Essonne

                        Monsieur Jérôme CAUET, Conseiller Général Canton de Montlhéry

et en copie  Monsieur Jean-Pierre MEUR, Maire de La Ville du Bois.

Mesdames, Messieurs

Nous avons appris que le projet d’école et gymnase des Bartelottes prévu sur notre commune est compromis, en raison du refus de subvention par le Conseil Général.

Cette subvention nous serait refusée parce que la commune n’a pas respecté son engagement de construction de logements sociaux sur la période 2008-2011.

Or des logements réalisés en 2011 sur la résidence du Plessis n’ont pas été comptabilisés pour des raisons de délai administratif.

Par ailleurs, notre commune était à 4,5% de logements sociaux en 2007 et à environ 6% en 2011, alors même que selon l’insee, la population a augmenté en moyenne de 2% par an entre 1999 et 2009.

Pour l’instant, la commune prévoit de construire 137 logements, qui pourraient amener  150 enfants d’ici fin 2014.

Nos écoles sont déjà vétustes et saturées.

Nous nous trouvons donc dans la situation surréaliste de devoir construire des logements, en étant certain de ne pas pouvoir accueillir tous les enfants de la commune à l’école.

Que demande l’administration à notre commune ?

Construire des logements sociaux en quantité, sans école, sans augmentation des capacités hospitalières  à proximité, sans transport en commun prévu, alors même que les voies de circulation existantes sont saturées, et que le prix du carburant ne pourra qu’augmenter ?

Et pour quel bassin d’emploi ?

Faut-il nous résoudre à transformer notre commune en ghetto où les habitants n’auront ni travail, ni moyen de se déplacer ?

Nous ne pouvons imaginer que ce soit la volonté de nos élus, tous bords confondus.

Nous comptons sur vous pour repenser l’avenir du territoire de façon plus pragmatique.

Aider notre commune à construire une nouvelle école, dans le cadre d’un projet pluriannuel de rénovation et d’adaptation aux nouvelles populations arrivant  serait un premier pas.

Comptant sur votre soutien, nous vous prions de bien vouloir agréer, Mesdames, Messieurs , l’expression de notre haute considération.

Urbanisation – la mode de la densification

En recherchant des données sur l’urbanisation, nous sommes tombés sur cette courbe publiée par l’OCDE, citée notamment dans un document intitulé “Villes et croissance verte” (en anglais)  :

Lorsque la densité urbaine augmente, les CO2 émis par les transports diminuent

La courbe montre les émissions de CO2 par habitant (en Kg CO2/ habitant) en 2006, en fonction de la densité de population (en nb d’habitants / km2)

 

De cette courbe est déduite un postulat :   “pour émettre moins de CO2, il faut densifier l’habitat”.

 

Quel sérieux accorder à cette courbe ?

On peut s’interroger sur le choix de la régression qui moyenne allègrement la Turquie et les Etats-Unis, et sur l’absence de pondération par le parc automobile (nombre de véhicules,  cylindrée moyenne, type de véhicule).

Mais c’est un axe sur lequel urbanistes de tout poil travaillent, et cela donne par exemple le projet “Bimpy”, “Build in my Backyard”

Bimpy, densification urbaine par la maison individuelle

A première vue, l’idée semble sympathique, mais les habitants auxquels on le propose sont dubitatifs, c’est ce qui se passe aux Essarts-le-Roi, une petite commune des Yvelines.

Voici ce qu’en dit le journal Le Monde du 2 juin :

La question fait écho à l’une des préoccupations majeures des habitants de cette commune socialiste des Yvelines.

Quelles que soient les raisons qui les poussent à venir vivre à 37,679 km de la gare Montparnasse (soit 55 minutes par le Transilien), une hantise réunit nombre d’Essartois – et, plus généralement, la majorité des “périurbains ” : celle de se retrouver ” en ville “.

(…)

Or avec ses 6 300 habitants, cette commune de 1 900 hectares a changé de v isage depuis les années 1 980. L’augmentation du prix du foncier a entraîné la création de nouveaux lotissements qui se sont agrégés autour du centre, repoussant les limites de l’agglomération bien au-delà de ses frontières anciennes.

Le résultat, c’est une commune largement pavillonnaire (1 900 maisons individuelles sur un total de 2 300 boîtes aux lettres) qui manque d’espace. Car, depuis l’entrée des Essarts dans le parc naturel de la haute vallée de Chevreuse, les élus ont décidé de clore l’enveloppe des terrains constructibles. Leur idée : ne pas dépasser 25 % de la surface communale. ” Il est dans l’air du temps de ne pas consommer de terre agricole supplémentaire, souligne Hervé Allein, adjoint à l’urbanisme. Et puis nos équipements publics, écoles, station de traitement des eaux usées, par exemple, ont un seuil qu’on ne peut dépasser. ” Oui, mais le hic, c’est que “pour conserver la population, il faut bâtir, ne serait-ce qu’en raison de la décohabitation, des couples qui se séparent, etc. “, observe M. Allein.

Phobie de la ville

En effet, les communes sont obligées de maintenir une population stable, pour… rentabiliser les équipements. Sans compter que l’Etat leur impose de favoriser les constructions, afin de répondre à la pénurie de logements. S’ils se pliaient à cette demande, les élus devraient laisser pousser entre 60 et 75 logements neufs chaque année. Autrement dit, bien plus que ce que leur permet leur fameuse enveloppe.

Et voici ce qu’en dit l’association “Bien vivre aux Essarts” sur son blog :

Mais attention à l’arbre qui cache la forêt ! En affichant une politique volontariste de densification, dans le contexte particulier de l’élaboration du PLU, la municipalité de Jacques Bouchet se positionne clairement en faveur d’une ville en forte croissance, dans le prolongement des opérations déjà très denses de construction de plus de 200 logements sur le plateau de Mauregard qui fera passer la population essartoise à près de 7000 habitants fin 2012. Ne tombons pas dans un cercle qui consiste à trouver des recettes par une augmentation de la population, pour payer des dépenses… L’arrivée en 2012 de plus de 70 nouveaux enfants dans nos écoles laisse déjà entrevoir des difficultés au niveau de la cantine, des transports scolaires et des gardes périscolaires, sources de nouvelles dépenses de fonctionnement. Une nouvelle augmentation de la population entraînera cette fois-ci des besoins d’équipements complémentaires, dont le financement appellera à son tour le besoin d’accroître la population pour bénéficier de plus de recettes fiscales… Demain, les Essarts le Roi, 10 000 habitants ?

Les choix d’urbanisation ont inévitablement un impact sur l’environnement urbain… La municipalité se soucie-t-elle vraiment de l’avis des habitants quant aux différents scénarios d’évolution du territoire de la commune ?

 

Décidément les questions d’urbanisation tournent au casse-tête pour les petites communes !

Continuons à pousser nos élus à sortir des dogmes de tout bord

pour aménager l’espace urbain réel avec ceux qui y vivent.

Projet de Schéma Directeur Île de France – Enquête

Le Schéma Directeur Île de France (Sdrif) vient d’être publié.

Voici ce qu’on peut lire sur le portail du Conseil Général d’Île de France (lien ici) :

Quatre ans après l’adoption par la Région du projet de 2008, deux ans après l’avis du Conseil d’Etat, le projet de Schéma directeur Île-de-France 2030 s’inscrit dans un contexte radicalement différent. Il s’appuie sur le socle du projet voté en 2008, fruit d’un large consensus et précurseur en matière d’aménagement durable, que les évolutions législatives amenées par les lois Grenelle, la Loi du Grand Paris et la Loi du 15 juin 2011 ont conduit à mettre en révision

Donc il s’agit de se projeter en 2030.

Nous ne l’avons pas encore lu en détail, mais nous tenons à signaler une enquête menée auprès des franciliens avec un questionnaire en ligne.

Quel âge aurez-vous en 2030 ?

Comment vivrez-vous en Île-de-France ?

Logement, travail, déplacements, éducation, loisirs, culture, sport, etc., qu’attendez-vous de l’avenir ?

À travers la définition de son projet de territoire pour l’Île-de-France 2030, la Région construit l’avenir, mais elle ne peut le faire sans vous : elle a besoin de votre avis !

 

C’est bien que nos élus rêvent. Cependant pour les citoyens moyens que nous sommes , pas facile de se projeter en 2030, alors que le monde a tellement changé ces quinze dernières années, et que l’avenir paraît tellement incertain.

La première question est assez simple : “Quel âge aurez-vous en 2030 ?”. Viennent ensuite des questions sur nos modes de transport, notre logement , notre travail.

Et là , on peut se demander à qui s’adresse ce questionnaire. Imaginons qu’en 2012 , la personne qui répond a entre 30 et 45 ans, en 2030, elle aura entre 48 et 63 ans…

Donc il faudrait plutôt s’imaginer la vie que nous voudrions pour ceux qui seront les actifs de 2030, c’est-à-dire nos enfants, ces “digital kids” !

Pour préparer le questionnaire, vous en trouverez la copie ici.

Même si cela apparaît un peu comme une lettre au Père Noël (mais après tout c’est la saison 😉  !)

Répondons au questionnaire

Faisons entendre notre voix

Ne restons pas les oubliés des projets de la Région.

Edito Octobre 2012

Notre avenir

Le point 1 de l’ordre du jour du Conseil Municipal du 27 septembre concernait la présentation du projet “Quartier de la Grange aux Cercles”.

Ce projet a été présenté par le promoteur “TERRALIA” et le cabinet d’architectes DAUDRE-VIGNIER. Il s’étend sur 8600 m² et comprend environ 126 logements collectifs BBC , dont 63 en accession à la propriété et 63 en locatifs au titre de logements sociaux. Ces logements seront équipés de 164 places de parking entièrement en souterrain.

Ce projet est la première phase de rénovation du front bâti de la RN20.

Si nous sommes convaincus qu’il est nécessaire de rénover les abords de la RN20,  certains points nous préoccupent :

a) la trafic de la RN20 et ses 56000 véhicules journaliers, apportant les nuisances et les pollutions. On nous oppose un retrait de 5 à 6 mètres pour les logements situés au dessus des commerces évitant l’ensemble des nuisances!!!!

b) Une entrée de parking voie des postes et une sortie rue des Cailleboudes. Aux heures critiques de la matinée comment s’opérera la sortie du parking rue des Cailleboudes ?


c) Des commerces en dessous des logements, mais comment s’y arrêter et que sera leur pérennité?

d) l’apport de cette nouvelle population nécessite de nouvelles infrastructures. Une crèche est prévue, mais nos écoles seront-elles suffisantes pour accueillir de nouveaux enfants?  Nos rues aux alentours seront elles redessinées pour assurer une sécurité aux piétons, les visiteurs de ces populations pourront elles stationner facilement?

En effet dans le projet de requalification de la RN20,  une urbanisation dense est prévue à La Ville du Bois. Nous sommes inquiets sur l’évolution de ce quartier.

(source syndicat mixte de la RN20 – schéma de référence de décembre 2011)

Par ailleurs, le TCSP Massy-Arpajon, semblait lancé, selon un Compte rendu du Conseil du STIF,( l’organisme qui organise, coordonne et finance les transports en Île-de-France):

“Le Conseil du STIF approuve la convention de financement entre l’Etat, la Région Île-de-France, le département de l’Essonne et le STIF, afin de réaliser les études nécessaires à la réalisation d’une liaison en site propre Massy – Les Champarts (commune de Chilly-Mazarin).

(…)

Ce site propre est la première phase de la réalisation d’un TCSP  sur la RN20 entre Massy et  Arpajon.”

Et nous nous étonnons de n’en trouver aucune mention dans les  études achevées ou en cours , ni dans les investissements prévus par le STIF en Essonne.

 

Nous avons donc encore beaucoup à faire sur nos deux axes principaux d’action : l’urbanisation de notre commune, et la requalification de la RN20.

 

Bien sincèrement à tous.

                                                                                                 Gérard TESSIER

                                                                                                 Président BVVB octobre 2012

Familles à Energie positive

 

 Il s’agit d’un concours ludique pour toute la famille.

Son but ?

Montrer concrètement l’effet des éco-gestes sur la consommation d’énergie.

C’est un défi organisé par :

 Association qui sensibilise, informe , forme et accompagne les particuliers, collectivités, entreprises …vers un développement durable Association dont l’objet est d’aider chacun à réduire son empreinte écologique et
préserver les ressources naturelles de la planète

Le concours se déroule du 1er décembre au 1er juin 

Le défi : économiser au moins 8% d’énergie sur les consommations à la maison : chauffage, eau chaude, équipement domestique

des équipes d’une dizaine de foyers, se regroupent pour représenter leur village ou leur quartier sous l’égide d’un “capitaine”

– chaque “capitaine” est formé en matière de maîtrise de lénergie par des Conseillers Info Energie locaux et devra transmettre ses connaissance à chaque memebre de son équipe

– les familles doivent reporter chaque semaine via internet les chiffres de leur consommation

Pour en savoir plus :

règlement du jeu

bulletin d’inscription  (à documenter et adresser par mail à eie@solicites.org)


 

 

 

 

 

 

 


Edito Septembre 2012

 

C’est  la rentrée

 

 Les congés sont finis pour beaucoup d’entre-vous, et restent dans les souvenirs.

Ces mois d’été ont été pourtant assez compliqués; travaux sur la RN20 générant des trafics supplémentaires à l’intérieur de notre commune, instruction du dossier auprès du tribunal administratif de Versailles pour la zone UE et particulièrement la hauteur des bâtiments, l’impression d’avoir plus de nuisances aériennes qu’auparavant.

Nous sommes donc repartis sur les chapeaux de roue. Les dossiers sont rouverts, les contacts auprès des collectivités territoriales sont activés, les rencontres avec les associations sont reparties.

Après une participation à la Fête des Associations de la Ville du Bois satifaisante, nous relançons nos adhérents et sommes prêts  à accueillir de nouveaux adhérents. Plus nous serons nombreux, plus nos réflexions seront riches, mieux nous représenterons les urbisylvains et plus nos propositions auront du poids.

Notre prochaine Assemblée Générale se décomposera en deux parties:

        a) une Assemblée Générale Extraordinaire pour la modification de l’article 1 de nos statuts, élargissant notre rayon d’action, afin de maintenir notre agrément au niveau départemental, le niveau communal et cantonal étant supprimés dans le nouveau texte de loi.

        b) une Assemblée Générale Ordinaire où nous vous présenterons le bilan de nos actions sur l’année en cours et où nous vous exposerons nos projets pour l’année, voire les années à venir.

La date est arrêtée au samedi 8 décembre 2012. Nous vous alerterons en temps utile.

Bonne rentrée à tous 

 Gérard TESSIER                                                                                                

Président BVVB septembre 2012

Fête des associations – 9 septembre 2012

Cette journée ensoleillée a été bien remplie.

Nos adhérents son revenus réadhérer, nous avons enregistré un nouvel adhérent, et renseigné plusieurs visiteurs à notre stand en fournissant nos coordonnées et notre bulletin d’adhésion.

Nous avons eu des échanges avec la municipalité.

Nous ne sommes pas d’accord sur tout, mais la discussion est ouverte, et nous partageons la volonté d’alerter les élus de tout bord sur l’incohérence des projets d’aménagement du territoire en cours , ainsi que la nécessité d’un projet partagé entre les différentes institutions décisionnaires.

Les personnes qui se sont arrêtées à notre stand sont souvent venues nous demander de l’information, et ont toujours été intéressées par ce que nous leur avons présenté de ce que nous savions de la requalification de la RN20 et du PLU.

Nous avons aussi eu la visite du député suppléant Mr  Malherbe, et du conseiller régional Mr Cauet .

Notre affichage :

Edito Juillet 2012

 

Un premier bilan

Les actions que nous menons depuis 2 ans commencent à porter leurs fruits.

En parcourant la Feuille du BoisN°73 de juillet-août de cette année, nous sommes satisfaits de voir que les navettes gratuites rabattant les usagers vers la RN 20 circuleront en fin d’année. Nous rappellerons que nous en avions exprimé le souhait par courrier le 14 janvier 2011, d’une part à notre Maire, d’autre part à Monsieur Vincent DELAHAYE, Président de la CAEE (communauté d’agglomération d’Europ’Essonne).

Le 21 mai 2012, par lettre recommandée AR, nous adressions à notre Maire un recours amiable contre la délibération du Conseil Municipal du 27 mars 2012 ayant approuvé le PLU, et plus particulièrement pour la zone UE. Nos inquiétudes portent sur les méthodes de calcul de la hauteur des bâtiments qui vont se construire le long de la RN20. Nous avons reçu la réponse : notre Municipalité va lancer une modification du PLU sur la zone UE, modification qui traitera plus particulièrement de la question de la hauteur des bâtiments.

D’autres résultats sont également à mettre à notre actif, les améliorations en cours sur le Chemin de Saint Eloi, les modifications du feu rouge et d’un candélabre à la résidence du Plessis, etc….

Nous restons vigilants sur la requalification de la RN20 dans son ensemble,et réclamons en partenariat avec les Associations A10 Gratuite et Comité N20, la diminution de la circulation de transit sur la RN20 via la gratuité du péage de Dourdan et des améliorations tarifaires pour les péages d’Allainville et d’Ablis sur l’autoroute A10. Ces dossiers sont très lourds et étalés dans le temps.

Aujourd’hui, un autre problème nous est signalé. Le rapprochement des avions en phase de décollage aux abords de notre commune. Nous essaierons de proposer des actions lorsque nous aurons mieux pris connaissance de ce dossier. (voir cet article publié par le journal Le Monde le 23 avril 2012)

Mais pour l’instant, savourons des congés d’été bien mérités,  avec l’espoir d’une météo plus clémente, et  fuyons pour un temps les travaux d’assainissement qui viennent de débuter sur la RN20 qui perturbent énormément la circulation et sur la RN20, et dans notre commune. Un aperçu de l’avenir que nous promet le projet d’urbanisation ?

Nous vous donnons rendez-vous à la rentrée.

Bien sincèrement à tous.

Gérard TESSIER

Président BVVB Juillet 2012

PLU – requalification de la RN20 – Grenelle 2 – Quelle cohérence ?

 

 

Voici ce qui correspond à la zone UE de notre PLU, “la séquence urbaine de La Grange au Cercle (…) comprise entre le carrefour des Joncs Marins et la rue des Prés” décrit en p 11 phase 3 – Formalisation du schéma de référence de la RN20.

La séquence urbaine de la Grange aux Cercles s’étend sur la section comprise entre le carrefour des Joncs Marins et la rue des Prés. Il s’agit du seul centre urbain projeté destiné à s’implanter sur la RN20. Ce projet passe par le renouvellement de la quasi-totalité du bâti des rives. Le gabarit de la RN20 serait réadapté et varierait progressivement entre 40 et 33 m.

Les îlots le long de l’axe devront gagner en perméabilité avec la réalisation de venelles piétonnes du 5 à 8m de large pour permettre une aération et rendre le boulevard urbain accessible depuis les tissus existants.

L’ensemble de la séquence s’organisera autour d’une place urbaine. Son positionnement se justifie pour plusieurs raisons :  elle valorisera, tout d’abord, l’entrée de l’allée du Château en lui offrant une meilleure visibilité depuis la RN20 ; elle permet également de marquer la présence d’un carrefour important dont la fonction sert à rattacher le centre ville de La Ville du Bois à la nouvelle centralité de la Grange aux Cercles. Enfin, elle permet de créer un relâchement ponctuel du gabarit de la RN20 afin d’éviter un effet de « couloir » viaire. Les hauteurs de construction devront être rehaussées afin de donner une perspective urbaine intéressante et d’accompagner l’élargissement. Il est recommandé, pour cela, des constructions en front bâti d’une hauteur moyenne de R+3 à R+4+combles le long de l’axe.

 

 

Un planning de réalisation de la requalification est décrit en 4 phases (voir p 34/40 de la phase 3 de la formalisation du schéma de requalification)  :

– PHASE 1 correspondant à des actions à mener à court terme.

Il s’agit principalement d’études urbaines et de faisabilité. Ces dernières concernent la réalisation

ou la requalification de carrefours qui joueront un rôle essentiel dans la perméabilisation de la RN20. Des mesures conservatoires sont à prendre en compte dès la phase 1 dans la mesure où la configuration de l’axe de la RN20 sera modifiée (Elargissement sur les parties en boulevard urbain)

– PHASE 2 pour les actions à mener à moyen terme

A la différence de la phase 1 qui était majoritairement réflexive, la phase 2 se veut opérationnelle.

Les études lancées en phase 1 permettent la réalisation de travaux en 2ème phase. En ce sens, une grande partie des stations de TCSP sont réalisés. Pour que les stations soient les plus fonctionnelles possibles dès leur mise en service, les ouvrages de franchissement de la RN20 doivent être créés au niveau des stations concernées.

– PHASE 3 pour les actions à long terme

La phase 3 est semblable à la précédente, à savoir opérationnelle, mais permet de mettre en place la majorité des carrefours/d’ouvrages ayant eu une étude de faisabilité dans la 2ème phase. Il s’agit d’une phase de mise en place du linéaire de site propre au nord de la Francilienne et d’une étude du linéaire de site propre au sud de celle-ci.

– PHASE 4

Elle correspond aux dernières actions à mener à long terme et qui viennent clore les aménagements de la RN20. Il s’agit avant tout d’actions prospectives.

Les actions indiquées dans la phase 4 sont rédigées à titre indicatif. Tout le long de la réalisation du projet, des actions viendront s’ajouter au projet et des changements de calendrier seront possibles.

Nous n’avons pas vraiment vu de dates dans le document , mais rappelons que l’achèvement du TSCP est prévu en 2025.

Voici ce qui est prévu pour la phase 2 dans le secteur de La grange aux cercles :

(cliquer sur l’image pour l’agrandir)

On s’attend à ce que la population passe de 1400 habitants à proximité à 6850, et que le nombre d’emplois passe de 350 à 1450.

Rappelons par ailleurs les principes du Grenelle 2 de l’environnement en matière d’urbanisme :

Renforcement des PLU3 : possibilité de fixer un calendrier d’urbanisation en fonction de la réalisation d’équipements et d’infrastructures du transport. NB : On n’urbanise que si l’on dispose des transports et des services publics nécessaires. 1 Directive territoriale d’aménagement. 2 Schéma de cohérence territoriale. 3 Plan local d’urbanisme. Le conseil municipal peut autoriser un dépassement de COS4 jusqu’à 30% si les bâtiments concernés sont particulièrement performants en matière énergétique.

A noter :” NB : On n’urbanise que si l’on dispose des transports et des services publics nécessaires”

Or en ce qui concerne les écoles sur La VIlle du Bois,  le projet de 3e école est toujours bloqué à cause de la subvention refusée par le préfet.

En ce qui concerne les transports, le trafic actuel sur la RN20 est d’environ 70 000 véhicules / jour.

Pour passer en boulevard urbain tel que décrit dans le projet de requalification , il faudrait passer à 30 000 véhicules / jour (voir le CR des assises de la RN20 , intervention de Mr Olivier Thomas)

Et pour cela le seul projet d’aménagement semble être le TCSP, soit à notre connaissance un bus, qui devrait au minimum transporter 40 000 personnes par jour.

Avec des bus articulés transportant 160 personnes, cela représente 250 trajets à répartir dans la journée en tenant compte des heures de pointe …

Est-ce seulement possible ?

Et est-ce que ces 40 000 personnes emprunteraient vraiment un bus ?

Quels sont les trajets des usagers de l’exRN20 ?

Et pour les gens qui empruntent les autres axes de circulation déjà saturés aujourd’hui ?

Et pourquoi ce seul centre urbain à La Ville du Bois ?

Nous sommes très loin des préconisations  du Grenelle de l’environnement !

 

 

Edito Juin 2012

 

La requalification de la RN 20 (suite)

Nous sommes d’accord pour que la vitrine de notre commune soit remise à neuf, et particulièrement entre le Centre Commercial Carrefour et la ZAC des Graviers, mais pas à n’importe quel prix.

Le syndicat Mixte de la RN20 a fait un appel d’offre dont l’objet est : « étude foncière de la rn20 entre Massy et Boissy-Saint-Yon. » La date de péremption de l’appel d’offre est fixée au 13 juillet 2012. Cette étude doit être réalisée sur un délai de 12 mois.

Le résultat de cette étude  a ainsi vocation à aider les élus à la prise de décision dans les choix du tracé de la RN20 et dans leur politique foncière.

Actuellement, nous sommes dans une « phase amiable », si on peut le dire, de rachat des propriétés selon un prix fixé par l’EFPIF, pour La Ville du Bois. Demain, au terme de l’appel d’offre, nous entrerons dans la phase « d’expropriation », au terme de l’étude. Et cela risque d’aller bien plus vite que prévu, puisque la requalification de la RN20 passe par la mise en place du TCSP. Pourquoi nous prévoyons l’accélération ? Parce que la mise en place finale du TCSP est prévue en 2020-2021. C’est demain, mais cela va aller très vite, et nous vous rappelons les préconisations du Grenelle II de l’environnement :

Le grenelle de l’environnement. Suite au Grenelle Environnement de 2007, le projet de loi Grenelle II[3] (sous réserve de modifications avant adoption finale) ;

  • obligera le maire à réglementer le stationnement sur les voies de site propre (TCSP)
  • permettra aux communautés de communes et communautés d’agglomérations d’organiser un service de location de bicyclettes (dans leurs compétences optionnelles).
  • permettra l’expropriation pour extrême urgence dans le cas de projets TCSP (ce qui n’était possible que pour les routes, voies ferrées et infrastructures énergétiques (oléoducs) jugées d’intérêt général.

L’objectif de tels dispositifs est souvent d’affranchir les transports en commun (qui deviennent alors des T.C.S.P. ou transports en commun sur sites propres) des gênes engendrées par les autres trafics, en supprimant les obstacles (autrement dit la congestion engendrée par la circulation des autres véhicules !).

La Zone UE est particulièrement concernée, et ce sur une distance variant de 16,5m à 20 mètres de l’axe médian de la RN20.

Vous pouvez nous contacter pour de plus amples renseignements et notre analyse si vous le souhaitez:

mail : info@bvvb.org

 

Bien sincèrement à tous.

Gérard TESSIER

Président BVVB Juin 2012