Venant de tourner la page sur 2022, voyons sur les sujets qui nous ont occupés et que vous avez le plus suivi. Voici le top 10 des articles les plus lus cette année sur notre site :
Nous avions publié cet article en octobre 2020, nous faisant l’écho des nuisances qui reprenaient après le premier confinement.
Bien que nous ayons publié sur le même thème un article plus complet, cet article est toujours très consulté et commenté : preuve que c’est une préoccupation des urbisylvains.
Etonnant de trouver cet article de 2012 toujours en tête des consultations sur notre site.
Il s’agit d’une comparaison entre les images promises par les promoteurs, et la réalité des bâtiments sortis de terre. Nous avions publié cela à l’époque où les immeubles de la RN20 étaient encore en projet.
L’urbanisation qui gagne nos territoires reste aussi une préoccupation majeure.
La moindre des choses est d’exiger que le PLU en vigueur soit respecté. La dernière version officielle est de Juillet 2019 mise à jour après contrôle de légalité. Une surface minimale d’espace vert doit être préservée, ainsi qu’une surface non imperméabilisée.
En effet, beaucoup d’urbisylvains se sont installés ici pour la verdure qui entoure leur maison, et certains voient des promoteurs couper les arbres et bétonner les parcelles voisines à la faveur d’une revente.
Cet été, les avions ont été particulièrement bruyants. Nous avons précisé des exemples de trajectoires et de niveau de bruit enregistrés par la station de mesure de Champlan. Nous avons aussi rappelé les législations en vigueur qui ne protègent pas assez les riverains des aéroports.
Article n° 4 : Edito Octobre 2022 le serpent de mer du réaménagement de la RN20
Nous avons montré l’avancement du projet partenarial d’aménagement RN20. Le projet a un peu avancé depuis la parution de notre article, puisque 4 communes supplémentaires l’ont arrpouvé. Longpont sur Orge : approbation le 14 décembre Saint-germain les Arpajon : approbation le 17 novembre Egly : approbation le 24 novembre Avrainville : approbation le 9 novembre
Voici la mise à jour de la carte des communes concernées :
Comme chaque mois de juin, nous avons subi de fortes précipitations et vu la grande rue se transformer en torrent.
Ces événements auparavant exceptionnels sont amenés à se multiplier au cours des prochaines années. Il est devenu d’autant plus indispensable de limiter l’artificialisation des sols, et de mieux gérer les eaux pluviales et les cours d’eau.
Nous évoquions la menace de fermeture de la piscine de Montlhéry qui s’est malheureusement confirmée.
C’était l’occasion de rappeler l’historique de construction des piscines en Ile-de- France, de constater un fois encore que notre territoire est délaissé, de rappeler les besoins tant d’apprentissage de la natation pour les juniors que de maintien en bonne santé pour les séniors.
Un question qui se pose à toutes les collectivités et dont les média se font l’écho :
En février, nous avons publié un dossier sur la gestion des déchets.
La législation européenne impose que la mise en décharge des déchets municipaux soit inférieure à 10%, alors qu’elle était en moyenne de 22% en 2017.
Compte tenu du prix de l’énergie, il est probable qu’on limite l’incinération des déchets, et que le nombre de collectes soit optimisé.
Une tarification incitative (payer en fonction de la quantité de déchets produits pour chaque ménage) est prévue dans le Plan régional de Prévention et de Gestion des Déchets de l’ile-de- France.
Différents “évènements” ont eu lieu dans plusieurs lieux d’Ile-de-France. Il en reste quelques uns à venir d’ici mi-décembre , dont pas trop loin de chez nous : – réunion publique à Créteil le 7 décembre à 19h – 2040 avec 4D aux chaudronnerie à Montreuil le 9 décembre à 18h – une visioconférence le 10 décembre de 16h à 18h
La forme a un petit coté lettre au Père Noël (c’est de saison !) , mais c’est l’occasion d’indiquer les actions qui nous paraissent essentielles sur les modes de transport, le développement urbain, l’adaptation au réchauffement climatique.
C’est quoi le SDRIF ?
Il s’agit d’un document cadre d’urbanisme et d’aménagement qui définit la stratégie à long terme de la région, ainsi que les des droits à construire et des objectifs de densification des différentes parties du territoire Francilien.
Celui actuellemenent en vigueur a été approuvé en 2013 , le précédent datait de 2008. On peut trouver sur le site de la région Ile-de-France un certain nombre de documents explicatifs (voir SDRIF (iledefrance.fr) )
Un peu d’histoire :
Cette planification du développement de la région Ile-de- France n’est pas nouvelle : (en cliquant sur l’image on peut la voir en plein écran)
Evolution de population :
A noter que dans les années 60-70, on a construit les RER et les autoroutes avant les villes nouvelles.
En 2011, un Transport en Commun en site propre était planifié sur la RN20 pour être constesté en 2019 par Ile-de-France Mobilité, mais pendant ce temps, les constructions se sont multipliées le long de l’axe RN20 .
Pour la Ville du Bois la population a augmenté de 10,36 %. La moyenne sur les communes de France est de 1,78%.
Notre territoire fait partie des zones périurbaines d’Ile-de-France où la population a augmenté :
Si on regarde au niveau de la France, la tendance est au regroupement de population en périphérie des grandes villes et le long des axes de circulation.
Les grands objectifs du SDRIF 2013:
Le SDRIF 2013 comprenait 10 objectifs :
Résoudre la crise du logement
Refonder le dynamisme économique francilien
Rééquilibrer l’Ile-de-France
Encourager l’intensification
Préserver les espaces ouverts
Garantir un système de transport porteur d’attractivité
Gérer durablement les ressources naturelles
Optimiser le fonctionnement logistique métropolitain
Ce bilan a été réalisé par l’Institut Paris Région, association loi 1901 ayant pour mission de mener les études nécessaires à la gouvernance de la région. Un article wikipédia détaille l’historique et la gouvernance de cet institut. (voir L’Institut Paris Région — Wikipédia (wikipedia.org))
L’exemple des objectifs sur le logement :
La région s’était fixé pour objectif la construction de 70 000 logements par an.
Depuis 2013, le nombre de logements commencés par an varie entre environ 50 000 et 80 000 par an sur l’ensemble de l’Ile-de-France.
Mais quel est l’intérêt d’un indicateur aussi global , tant les disparités sont importantes au sein du teritoire francilien ?
Difficile de se faire une opinion sur cet objectif.
Voici ci-dessous le nombre de logements collectifs commencés par commune entre 2014 et 2020 :
On voit nettement la tendance à la construction le long de l'axe RN20, qui a conduit à l'augmentation de population vue plus haut.
Est-ce que ces constructions correspondent aux besoins de la population et sont elles cohérentes avec les objectifs de développement durable ?
La carte ci-dessous montre la localisation des logements vacants par commune :
On voit que les communes où des immeubles ont été construits étaient aussi celles où de nombreux logements sont vacants ... Bien sûr, il faudrait analyser plus en profondeur de quel type de logements il s'agit, et les raisons pour lesquels ils sont vacants.
Mais alors que s'annonce une ère d'économie de ressources, est-ce la solution de construire du neuf ? On sait que l'empreinte carbone de la construction neuve est plus importante que celle de la réhabilitation de bâtiments.
Alors que penser de ce nouveau SDRIF ?
C'est une occasion de construire des objectifs d'adaptation des territoires aux défis qui s'imposent du fait de la fin de l'énergie bon marché et du dérèglement climatique.
Définir des objectifs globaux moyennés ou sommés sur un territoire aussi hétérogène que l'Ile-de-France n'a pas grand sens.
Cette phase de consultation n'est qu'un début, et cela ne coûte rien de saisir toutes les opportunités de donner un avis, même si la forme n'est pas totalement satisfaisante (voir Je participe Smart IDF – Consultation citoyenne – Consultation citoyenne onglets “ma vie en 2040”, et “les défis de l’Ile-de-France)
La commune de La Ville-du-Bois a approuvé le nouveau « Projet Partenarial d Aménagement de la RN20 » (PPA RN20 en Conseil Municipal du 20 septembre 2022.
Le PPA a été approuvé en juin par la communauté Paris-Saclay et en Juillet par le Conseil Départemental de l’Essonne.
Un document explicitant le Contrat de partenariat est disponible sur le site de la communauté Paris-Saclay
Voici ci-dessous l’état d’avancement des approbations de ce PPARN20 selon les communes concernées dont les noms sont en bleu. (à partir des Comptes-rendus des Conseils Municipaux disponibles en ligne)
Petit rappel historique
Le réaménagement de la RN20 est un long serpent de mer que nous suivons depuis la création de l’association dans les années 2000. Nous avons déjà notamment publié :
Le document mis en ligne par la communauté Paris-Saclay est certainement le plus opérationnel que nous ayons vu jusqu’à présent. Les actions sont listées, et pour chacune, un maître d’œuvre est identifié avec un planning et un budget.
Extrait du chapitre Objectifs poursuivis par le contrat :
« Fondé sur la mise en service d’un transport collectif en site propre, ce projet ne pourra voir le jour qu’à long terme ; il a fait l’objet d’une prise de position d’Ile-de-France Mobilités en ce sens en 2019. Pour autant, on ne doit abandonner ni le parti d’aménagement ni l’ambition de faire de la RN20 un axe structurant de transport collectif et de modes actifs et préparer dès aujourd’hui l’insertion des voies dédiées.
Ce contrat de projet partenarial d’aménagement propose ainsi une stratégie progressive et évolutive pour y parvenir.»
L’objectif final affiché est de mettre en œuvre un transport en commun en site propre sur l’axe RN20. Cet objectif est découpé en objectifs intermédiaires détaillés.
Les partenaires du contrat sont : l’Etat, la région, le Conseil départemental de l’Essonne, les quatre intercommunalités Paris-Saclay, Cœur d’’Essonne, Entre Juine et Renarde, Etampois Sud Essonne et les 26 communes traversées. (voir carte ci-dessus)
Le projet se décline en 3 axes :
AXE 1 Favoriser l’usage multimodal de la RN 20 : une route ouverte à toutes les mobilités
AXE 2 – Optimiser le fonctionnement de la RN 20 : une route verte et intelligente
AXE 3 – Poursuivre la requalification urbaine, paysagère et économique des territoires traversés par la RN20
Les axes 1 et 2 sont déclinés en 38 actions d’aménagement relativement concrètes, alors que l’axe 3 décrit essentiellement la cohérence à établir avec les politiques de construction et de développement économique.
Sur ces 38 actions, la plupart ont un maître d’ouvrage et un ou des organismes finançant, mais seules environ 26% ont une date de réalisation clairement exprimée.
Voici les actions avec date de réalisation mentionnée qui nous ont semblé concrètes :
Renfort de l’offre de bus :
Août-2022 : entrée en vigueur des contrats de réseau 24 Sud Essonne, 26 Paris-Saclay, 25 Coeur Essonne Agglomération. Le contrat 26, Paris-Saclay, correspond au transfert d’exploitation d’un certain nombre de lignes de bus des sociétés Transdev, Albatrans, Keolis et Savac, vers RATP Cap IDF qui a été désigné par Île-de-France Mobilités.
En 2023, il est prévu de “mettre en oeuvre la restructuration du réseau de bus de Courtaboeuf et notamment les nouvelles liaisons vers l’axe RN20.” Nous n’avons pas trouvé plus de précisions.
Aménagements routiers :
Aménagement de l’échangeur RN20 / RD99 (Mauchamps) : fin 2022
Requalification de la route de Montlhéry (Saulx les Chartreux) : 2024-2025
Assainissement routier :
Un diagnostic des bassins doit être réalisé en 2022 en partenariat avec les communes, les EPCI et les syndicats de rivière, et les travaux de requalification des bassins en 2023 . Dans une 3e phase, il est prévu un diagnostic et une requalification de l’assianissement longitudinal, sans délai mentionné.
Dépôts sauvages :
Des opérations de sensibilisation par voie d’affichage sont prévues en 2023 . Nous ne sommes pas très convaincus de l’efficacité de cette action.
Bruit :
Des enrobés phoniques ont été appliqués entre 2018 et 2020, sur les portions recevant un trafic supérieur à 3 Millions de véhicules par an, lorsque l’âge du revêtement était supérieur à 10 ans, selon les priorités définies dans le Plan de Prévention Bruit Environnement en vigueur, et sur les sections où la vitesse moyenne est supérieure à 60 km/h. (Cela a notamment concerné la portion Linas – Egly cf Essonne. La RN20 fermée sur une portion de route entre Linas et Égly jusqu’au 14 août | Actu Essonne) Il est un peu étonnant que cette action soit comptabilisée dans un contrat d’aménagement en cours d’approbation en 2022. Mais sans doute s’agit-il de satisfaire un indicateur environnemental.
Il est aussi prévu de mettre à jour le Plan Prévention Bruit Environnement au 2e semestre 2024.
Ce contrat d’aménagement prévoit de nouvelles interconnexions de bus avec les lignes 18 et T12 en cours de construction.
Si la Communauté Paris Saclay défend le schéma de transport ci- contre, nous ne pouvons que constater que le délaissement de notre territoire se confirme.
Dans son planning d’origine, le TSCP annoncé en 2006, devait voir le jour en 2025, et le “boulevard urbain” en 2030 !
Finalement la ligne 18 et le Tram-T12 arriveront avant.
Force est de constater que sur notre portion de RN20 , cela fait plus de 30 ans qu’aucun aménagement d’envergure promis ne voit le jour.
Il y a pourtant urgence : dans son diagnostic de schéma de mobilités, la CPS montrait que selon les données 2015, aux heures de pointe, le taux de remplissage du DM153 – bus qui fait le trajet du “futur” TSCP Massy Arpajon – était déjà de 120%. (voir p79 Phase 1_Doc1_Diagnostic_Schéma_Transport_CPS_VF (paris-saclay.com)) Or les constructions de logements se sont multipliées le long de l’axe RN20, et on connaît les dysfonctionnements généralisés actuels des lignes de bus du territoire.
France info a réalisé un moteur de recherche qui compile les données du ministère de la Santé. Il vous permettra de connaître le nombre de prélèvements, réalisés entre janvier 2021 et juillet 2022, lors desquels des molécules de pesticides, ou de leurs métabolites (des dérivés des pesticides), ont été recherchés. Et si des dépassements du seuil de qualité (la plupart fixés à 0,1 μg/L) ont été constatés. 4 prélèvements ont été réalisés à La Ville-du-Bois et aucun n’a révélé de dépassement de limite de qualité. Votre eau du robinet comporte-t-elle des pesticides au-dessus des limites de qualité ? Découvrez-le grâce à notre moteur de recherche (francetvinfo.fr)
Nous aurons aussi besoin de nous déplacer à pied et à vélo. Résultats d’une enquête mise en place par le collectif Place aux piétons Résultats du baromètre des villes marchables – Fédération Française de la Randonnée Pédestre (ffrandonnee.fr) A noter que premières les raisons pour lesquelles les personnes ne se déplacent pas à pied sont: à 41% parce que les lieux de destination sont trop éloignés, 26% parce qu’il n’y a pas assez d’aménagements piétons et marcheurs.
Comment la voiture s’impose en périphérie des grands centres urbains (lemonde.fr). Cet article du journal le Monde synthétise bien les difficultés de mobilité des périurbains, captifs de l’automobile car l’offre de transport en commun y est insuffisante ou inadaptée, les pistes cyclables sécurisées insuffisantes ou inexistantes.
Le 16 septembre a eu lieu une grève des contrôleurs aériens à l’appel du SNTCA (syndicat national des contrôleurs du trafic aérien) ; ils demandent des hausses de salaire ainsi que des recrutements associés à une planification des formations, sachant que 1200 départs en retraite sont prévus. Aéroports : une journée noire pour les usagers du transports aérien (francetvinfo.fr)
« Le règlement 1008/2008 est en cours de révision et pourrait intégrer clarifier la possibilité pour les États membres de supprimer des lignes intérieures pour des raisons environnementales, mais aussi supprimer les vols courts intracommunautaires. Une étude de Greenpeace a notamment montré qu’un tiers des vols européens les plus empruntés disposent d’une alternative en train en moins de 6 heures. »
Une carte montre un indicateur de fréquence de traitement sur les surfaces agricoles par commune en application de la directive européenne « pesticides », ainsi que du plan national nutrition santé. (La présentation des résultats a été diffusée en juin 2022) Solagro : Carte “pesticides” – Adonis
Nous avons assisté jeudi 29 septembre à la réunion d’information organisée par l’association DRAPO, association de Défense des Riverains de l’Aéroport Paris – Orly. On trouvera en lien les diapositives présentées lors de cette réunion.
Plusieurs élus des communes impactées étaient présents ou représentés : la séance a été lancée par Christian Leclerc, maire de Champlan. Sont aussi intervenus Nicolas Méary, maire de Brétigny, qui représentait le Conseil départemental de l’Essonne, Jean-François Viguier, maire de Bures-sur-Yvette, qui a souligné l’importance des données objectives apportées par l’association Drapo permettant de démontrer les écarts aux trajectoires autorisées au-dessus de sa commune et obtenir leur respect.
Des habitants des communes avoisinantes ont unanimenment témoigné d’une augmentation de la gêne ressentie.
Les constats sont les suivants :
Un trafic aérien en hausse : La plate-forme prévoyait le retour du trafic d’avant COVID (2019) en 2026, or ce trafic était retrouvé dès Juillet 2022.
Si on regarde l’évolution de nombre de Gros porteurs, c’est-à-dire d’avions de masse supérieure à 137 tonnes, on voit que ce nombre n’a cessé d’augmenter entre 2017 et 2019, et que le nombre de Gros porteurs de 2022 rejoint celui de 2019, période avant COVID.
L’absence d’actions concernant le problème des nuisances aériennes:
Après la Comission Consultative de l’Environnement (CCE) d’Orly de janvier 2022 (Nous n’avons pas trouvé le compte-rendu sur le site entrevoisins.groupeadp.fr Nos documents – Groupe ADP – Entre voisins ) , aucune des décisions prises n’a été appliquée. Par exemple, la réduction de bruit moyen de 6dB dans la tranche horaire 22h-23h30 , devrait être appliquée d’ici fin 2022 (voir Plan de Prévention du Bruit dans l’Environnement 2018-2023, p79)
Une institution pour l’instant défaillante :
Malgré les résultats de la consultation publique exprimant le refus de voir la situation environnementale liée aux survols se dégrader et l’exigence de l’améliration de la situation, malgré un vote de refus de la part des membres de la CEE par 31 voix contre et 11 vois pour, la préfère du Val-de- Marne a adopté le PPBE 2018-2023. Suite à une action juridique menée par l’association DRAPO, le Conseil d’Etat a enjoint en mai 2022 la première ministre de nommer une autorité indépendante à l’interface du lobby aérien et des habitants du Sud francilien, retirant de fait ce rôle à la Direction Générale de l’Aviation Civile, (qui est en grande partie financée par les compagnies aériennes). A ce jour cette nomination n’a pas été faite, et cela fait partie des revendications de l’association DRAPO.
Pour les trajets de longue distance il faudrait donc autant que possible privilégier le train.
En avril 2021, l’Assemblée nationale a voté une loi interdisant les vols pour lesquels un trajet alternatif de moins de 2h30 est possible en train.(voir cet article de Osbek et Rica et cet article du journal Le Monde ) Mais le Syndicat des compagnies aériennes autonomes (Scara) qui revendique regrouper la moitié des compagnies françaises a déposé une plainte auprès de la Commission européenne afin de faire abroger cette partie de la loi Climat et Résilience. Et la Commission Européenne annonce vouloir faire une analyse approfondie sur cette interdiction (voir cet article de BFM TV).
le fonctionnement des moteurs en altitude produit des oxydes d’azote, de la vapeur d’eau et des particules fines, ce qui a des effets sur la chimie de l’atmosphère (autres gaz à effet de serre comme le méthane et l’ozone troposphérique) et sur la formation des nuages d’altitude. La littérature scientifique s’accorde pour estimer que le forçage radiatif (c’est-à-dire la contribution au changement climatique) produit aujourd’hui par l’ensemble de ces effets serait le double, voire plus, de l’effet du seul CO2 (ci-dessous « facteur x2 »). C’est ainsi par exemple qu’une étude internationale (https://core.ac.uk/download/pdf/30987495.pdf), commanditée par un programme de recherche européen, et reprise par le GIEC, estimait qu’en 2005, alors que le CO2 issu de l’aviation ne représentait qu’1,6 % des émissions de gaz à effet de serre mondiales, l’aviation représentait déjà 4,9 % de l’impact humain sur le climat. Étant donné la complexité des mécanismes physico-chimiques en jeu, l’incertitude sur ce type de résultat est non négligeable, avec un risque que l’impact soit encore plus fort que prévu : la fourchette d’incertitude monte à 14 % !
Il est important que, comme tous les acteurs de transports, les acteurs du transport aérien prennent leurs responsabilités.
L’Ademe, publie en couverture de son rapport d’étude de scénario pour décarbonner l’aviation l’infographie ci-dessous :
La synthèse montre que le scénario le plus prometteur est celui de la réduction du trafic aérien : (cliquer sur la figure pour l’afficher plein écran)
En réaction à cette situation, l’association DRAPO organise une manifestation à l’aéroport d’Orly le 15 octobre à 10h30 – Rendez-vous sur le parvis devant la Porte 45D (Orly 4) à 10h30.
Après ces derniers mois marqués par la guerre en Ukraine et l’impact grandissant du changement climatique, nous avons pris le parti de relayer quelques bonnes nouvelles glanées au mois d’août.
La pause estivale s’achève, c’est l’occasion de faire le point de l’année écoulée et des actions à venir. Notre objectif reste la préservation et l’amélioration du cadre de vie de l’ensemble des habitants de notre territoire. Depuis la crise COVID, nous nous sommes concentrés sur les actions à distance, et publions régulièrement des éditos et revues de web sur notre site www.bvvb.org. Notre page Facebook et notre compte Twitter sont régulièrement alimentés.
Nous nous faisons l’écho des problèmes rencontrés par les urbisylvains :
Construction d’immeubles en bordure de RN20 dans le bruit et la pollution, alors qu’à Paris le projet 1000 arbres a été stoppé parce qu’il risquait de trop exposer les populations à la pollution générée par le boulevard périphérique parisien (voir notre édito d’août 2021)
Le désert médical que notre commune est devenue : selon le zonage 2022 de l’Agence Régionale de Santé d’Ile-de-France, La Ville-du-Bois est devenue “Zone d’Intervention Prioritaire”.(voir site ARS) A ce jour, à notre connaissance, la commune recherche toujours des médecins pour le Centre médical Ambroise Paré.
Aujourd’hui, pour une consultation médicale urgente qui ne relève pas de l’hopital, il est possible de s’adresser à la maison médicale de Nozay ou à celle de Montlhéry, mais le tarif sera majoré, ou de prendre un RDV en téléconsultation, ce qui peut rebuter certains.
Le ramassage des déchets : face aux plaintes récurrentes qui nous sont parvenues, nous avons fait un récapitulatif du traitement des déchets dans notre édito de Février 2022 ( voir Edito Février 2022 | Bien Vivre à la Ville du Bois (bvvb.org)). Notre principal questionnement concerne l’organisation des syndicats de gestion, qui sont constitués d’élus, et dont la répartition par territoire reste obscure pour le citoyen.
Circulation et mobilité : difficultés à circuler à pied, ou à vélo, insuffisance des transports en commun, état de la voirie; nous restons mobilisés sur ces sujets. Nous sommes notamment adhérents à l’association A10 gratuite, qui milite pour la gratuité du péage sur l’A10 sur la même périphérie que pour les autres autoroutes, ce qui réduirait le nombre de poids lourds circulant sur la RN20. Nous attendons depuis des années la réalisation d’un transport en commun en site propre sur la RN20.
Pour le maintien de la piscine de Montlhéry: voir notre édito de mai 2022 montrant que notre territoire est plutôt sous-doté, alors que la pratique de la natation est un moyen de lutter contre les noyades des enfants, et d’améliorer la santé de tous et plus particulièrement des séniors, dont la proportion va augmenter.
Pour un aménagement du territoire amélioré : nous constatons que le centre ville se transforme en torrent chaque fois que des précipitations importantes et brutales se produisent, phénomène dont on sait qu’il va devenir plus fréquent compte tenu du changement climatique. C’était le thème de nos éditos de Juin 2021 , Juillet 2021 , et de Juin 2022.
Les nuisances sonores dues aux avions se sont accentuées ces dernières années, et nous sommes contactés par des personnes de Longjumeau jusqu’à Breuillet suite à nos articles factuels sur les nuisances subies. ( voir notre édito de Juillet 2022, notre article d’octobre 2020 Les avions à La Ville-du-Bois | Bien Vivre à la Ville du Bois ) Nous sommes adhérents de l’association de riverains DRAPO qui lutte contre les nuisances générées par l’aéroport d’Orly.
Notre association sera présente au forum des associations du dimanche 4 septembre. Venez nous voir !
Voici comme chaque mois les articles qui ont attiré notre attention.
Ce mois de Juillet a été exceptionnel concernant les température, la sécheresse, et la multiplication des incendies. Aussi beaucoup d’information a circulé sur le réchauffement climatique et comment s’y adapter.
Réchauffement:
Une vidéo très explicite réalisée par la Nasa montre l’évolution des température depuis l’ère préindustrielle.
Le media Le blob, l’extra-média, rattaché à la Cité de Sciences et de l’Industrie, diffuse des vidéos de vulgarisation scientifiques, ici, il s’agit d’une étude du Cerama à Nancy.
Transports : diminuer son impact CO2
Les publications se sont aussi multipliées sur le thème de l’impact environnemental de nos déplacements. Ainsi, ces infographies extraites de l’Atlas 2022 des mobilités (publié par le bureau de Paris de la fondation Henrich Böll) ont circulé sur les réseaux sociaux :
Sans surprise, la marche, le vélo et le train apparaissent comme les transports les plus “vertueux” vis à vis des émissions de CO2.
Une publication Twitter indiquait lignes RATP / SNCF les plus fraîches , de quoi choisir quand on le peut son itinéraire pour mois souffrir des fortes chaleurs.
Le 18 juillet, il y a eu d’importantes perturbations sur les lignes de RER franciliennes, ce qui a donné lieu à de multiples polémiques
Valérie Pécresse est aussi présidente d’Ile-de-France Mobilités. Trafic interrompu sur les RER B et D : Valérie Pécresse demande des comptes | CNEWS https://t.co/aj2i4n32N3
Le bilan des perturbations dans les RER franciliens pour le mois de Juillet :
Un schéma en phase avec le triste constat des usagers du #RERB, alors que depuis des années on nous annonce des actions devant améliorer les choses… Problème de compétence ? de volonté ? de transparence ?… https://t.co/f5eqAZJ4VQ
Avec l’été et les fenêtres ouvertes, difficile d’ignorer le bruit des avions. Depuis l’été 2018, nous avons l’impressions que les trajectoires des avions qui décollent et atterrissent à l’aéroport d’Orly ont été modifiées et nous sommes de plus en plus gênés.
Orly est supposé observer une trève la nuit entre 23h et 6h, mais avec les difficultés de personnels et les départs en congés, cette obligation n’est pas respectée.
Les constats : quelques exemples de survols gênants
Afin de préciser les observations des vols , nous avons utilisé les données provenant des sites suivants :
https://rumeur.bruitparif.fr/main qui publie les données de mesure de bruit en Ile-de-France, dont celles de la station de mesure de bruit aériens de Champlan
FlightAware – Suivi de vol / Statut de vol qui est une société aéronautique numérique fournissant des données de suivi de vol issues des systèmes de contrôle du trafic aérien, ainsi que des outils d’analyse, à des exploitants d’aéronefs et des fournisseurs de services. Un certain nombre de données sont en accès libre.
Voici par exemple quelques données récensées sur des vols entendus après 23h le 6 Juillet 2022.
Les lettres sur la carte permettent de faire la correspondance entre les points de trajectoire et l’évolution de la vitesse. On peut constater que le vol VLG6933 à destination de Rome a tourné autour de notre commune en passant de 333km/h à 478 km/h en 1mn12. (voir les paramètres des vols en survolant les points de trajectoire avec la souris sur la courbe rouge)
En comparant les horaires de mesure de maximum sur la station de mesure Bruitparif de Champlan (courbe du bas), on peut constater une fois encore que les avions “mettent les gaz” dès que la mesure de bruit est passée.
Au matin du 7 Juillet, alors qu’il faisait assez chaud et que beaucoup d’entre nous dromaient fenêtre ouverte, certains auront été réveillés par les premiers vols du matin.
Nous avons examiné les vols au décollage par vent d’ouest du 7 Juillet 2022 entre 6h20 et 6h30 du matin:
De la même façon, en comparant les horaires, on s’aperçoit que les avions font une poussée d’accélération juste après le passage au voisinage du point de mesure de Champlan.
La palme étant ce jour-là pour le vol TVF70RA à destination d’Athènes avec un niveau de bruit à Champlan à 79,7 dBA.
En triant les vols du 7 Juillet entre 6h et 8h du matin par niveau de bruit, et par type d’avion, on obtient le diagramme ci-dessous :
On voit que les vols les plus bruyants sont des Boeing 737-800 opérés par Transavia.
Il y a un écart de bruit très significatif selon les vols : sur l’échelle en dB, qui est logarithmique, +3dB correspond à une amplitude double.
Le vol TVF70RA à destination d’Athènes qui est passé à Champlan vers 6h27 a vraisemblablement réveillé beaucoup de monde !
Sans surprise, en regardant les conditions de vols lors du passage enregistré à LAmax, on constate que globalement les avions qui volent à haute altitude et plus faible vitesse font moins de bruit.
Globalement aussi, les Airbus de type A320 sont moins bruyants que les Boeing 737.
Voir les figures ci-dessous, où l’axe horizontal indique l’altitude en m , l’axe vertical la vitesse en km /h, et la taille et la couleur des cercles sont liés au niveau de bruit détecté à Champlan (un petit cercle jaune correspondant au niveau de bruit le plus faible, et un grand cercle bleu au niveau de bruit le plus élevé).
Quelques conclusions
Les riverains sont très gênés par
les vols qui se succèdent presqu’en continu soit après 23h, soit entre 6h et 8h du matin
certains vols particulièrement bruyants. Dans le cas des décollages du 7 Juillet 2022 matin, ce sont les B737-800 opérés par Transavia qui ont été particulièrement gênants.
Alors que les conditions de décollage sont très réglementées (voir article de l’association DRAPO en lien Les procédures de décollage – DRAPO), il est étonnant de subir de tels écarts de bruit.
Parmi les causes possibles :
le type d’appareil dont les spécificités peuvent conditionner les conditions de décollage, et notamment sa capacité en nombre de passagers (qui conditionne la masse, et donc l’accélération nécessaire au décollage)
un compromis altitude d’accélération / consommation de carburant
Il est possible aussi que la topographie des lieux induise une diffusion plus importante du bruit selon les trajectoires et les paramètres de vol.
A noter aussi que par vent d’ouest, le bruit est rabattu vers l’ouest donc vers les communes de Longjumeau, Marcoussis, Nozay, La Ville-du-Bois, …
Une réglementation manifestement insuffisante
Les principaux textes règlementaires qui s’appliquent sont :
La directive européenne 2002/49/CE relative à l’évaluation du bruit dans l’environnement, qui impose la détermination de l’exposition au bruit, l’information du public concernant le bruit dans l’environnement et ses effets, ainsi que l’adoption de plans de prévention destinés à réduire le bruit dans l’environnement lorsqu’il entraîne des effets nuisibles à la santé , et à préserver le niveau de bruit lorsqu’il est satisfaisant.
Le règlement européen No 598/2014 qui impose des règles de gestion des nuisances sonores aux Etats membres pour tout aéroport « dont le trafic excède 50 000 mouvements d’aéronefs civils par année calendaire ».
Concernant la mesure du niveau sonore des avions : L’unité de mesure de bruit (ou Effective Percieved Noise Level en EPNdB) est différente du dB(A) usuellement utilisé en acoustique. De plus les limites de niveau EPNL autorisés augmentent avec la masse de l’avion, ce qui favorise les avions de forte capacité. A noter que sur le site de Transavia, on trouve les caractéristiques des avions exploités, dont les B737-800 (masse au décollage 78975kg), mais que la masse au décollage ne correspond à aucun des certificats acoustiques de B737-800 de la base NoisedB de la DGAC.(masse au décollage 78245 kgou 79016 kg)
Concernant le plan de prévention du bruit dans l’environnement exigé par la législation, le plus récent concernant l’aéroport d’Orly pour la période 2018-2023 a été adopté unilatéralement en mars 2022, sans tenir compte des avis émis par les riverains lors des consultations (voir article des Echos du 15 avril).
Le Lden (L pour level, « niveau » en anglais, et Lden pour day-evening-night, « jour-soirée-nuit » en anglais) est un indicateur du niveau de bruit global utilisé pour qualifier l’exposition au bruit, qui tient compte de compte de la gêne spécifiquement engendrée durant la soirée (18h-22h) et la nuit (22h-6h) ; le Lden est un indicateur dit intégré car il prend en compte le niveau de bruit, la durée de l’événement sonore, le nombre moyen d’événements sonores, ainsi qu’une pondération pour les événements de soirée et de nuit (un événement de soirée est considéré comme 3 fois plus gênant qu’un événement de journée et un événement de nuit est considéré comme étant 10 fois plus gênant qu’un événement de journée) ;
Le Ln (L pour level, « niveau » en anglais, et n pour night, « nuit » en anglais) est un indicateur du niveau sonore moyen à long terme, visant à traduire la gêne sonore ressentie durant la nuit (22h-6h) ; il représente la composante « nuit » de l’indice Lden.
Le plan de prévention ne va pas plus loin que ces indicateurs et les obligations de la directive : les cartes stratégiques de bruit sont définies pour les niveaux d’indicateurs Lden = 55dB, et Ln = 50 dB.
Les limites de bruit généré par le trafic aérien recommandées par l’Organisation mondiale de la santé sont des expositions Lden < 45 dB et Ln < 40dB.
Des mesures réalisées à La Ville-du-Bois entre novembre 2014 et mars 2015, avaient conclus à l’exclusion de notre commune du plan de gêne sonore, puisque les indicateurs réglementaires ainsi calculés étaient inférieurs aux limites réglementaires :
Dans le compte-rendu des mesures de 2014-2015, le comptage de LAmax ne figurait pas explicitement.
Or, nous le percevons parfaitement, être dérangé jusqu’à 23h30 et réveillé vers 6h30 par une succession de décollages à quelques minutes d’intervalle est insupportable.
L’ACNUSA recommande d’ailleurs la prise en compte d’indicateurs dit “évennementiels” avec les limites suivantes (voir : Les valeurs de référence (bruitparif.fr))
moins de 100 passages par 24h avec LAmax > 65dB
moins de 200 passages par 24havec LAmax > 62dB
moins de 10 passages nocturens avec LAmax > 70dB
Par rapport aux valeurs de bruit mesurées en 2014, les valeurs actuelles sont certainement plus élevées : en effet, les statistiques de trafic sur Orly montrent que le nombre de mouvements – c’est à dire nombre d’aterrissages + nombre de décollages – d’avions de passagers a diminué, mais le nombre de passagers a augmenté, ce qui implique la multiplication d’avions de plus grande capacité, et donc plus bruyants.
Alors que l’heure est à la transition énergétique, et que les voyages en avions sont les plus gros émetteurs de CO2 des transports (voir « Voyager bas carbone » : le Shift publie son nouveau rapport ! (theshiftproject.org) et infographie ci-dessous), cette croissance du trafic aérien n’est pas raisonnable, et les trajets en train devraient être favorisés, notamment en proposant des trains de nuit, et par une politique tarifaire.
Nous invitons aussi tous nos lecteurs à signer la pétition de l’association DRAPO , association de défense des riverains de l’aéroport d’Orly, à laquelle Bien Vivre à La Ville-du-Bois est adhérente.
N’hésitez pas à nous contacter via le mail bienvivrelvdb@gmail.com lorque vous constatez un évènement particulièrement gênant.
Une critique de Jean-Marc Jancovici sur la promotion de la biomasse comme carburant « vert »
« Analyse de Jean-Marc Jancovici sur LinkedIn : “La biomasse, c’est à dire tout ce qui pousse, tout le monde en veut. Les constructeurs veulent du bois pour remplacer le béton. Les humains – plus nombreux – veulent de quoi manger. Les chimistes veulent de la matière première pour remplacer le pétrole et le gaz fossiles (toutes les fibres synthétiques, tous les lubrifiants, tous les plastiques, et plus largement toute la chimie organique vient du pétrole et du gaz). Les producteurs de vêtements veulent du coton, ou du lin.
Ce n’est pas fini : les producteurs de matériaux de construction veulent de la paille ou du chanvre pour éviter de fabriquer de la laine de verre. Les défenseurs de la biodiversité veulent que l’on laisse la nature tranquille au lieu de convertir les surfaces “sauvages” en surfaces cultivées (en cultures annuelles ou pérennes, peu importe). Et… les constructeurs d’engins de transport (voitures ou avions) veulent des agrocarburants qui sont tous issus de végétaux qui ont bien dû pousser quelque part.
Mais.
la terre n’a pas augmenté de diamètre alors que ces envies de recourir à des usages du sol concurrents les uns des autres se sont multipliées. Question : y aura-t-il de la place pour tout le monde ? Un rapide calcul d’ordre de grandeur montre que la réponse est non. Les agrocarburants fournissent aujourd’hui 4 millions de barils par jour sur une planète qui en consomme un peu moins de 100 de produits pétroliers (rien que le secteur aérien consomme près de 10% de cet ensemble).
La planète produit 4 milliards de tonnes de ciment (100% construction et infrastructures) et 2 milliards de tonnes d’acier (environ 50% construction et infras) par an. La récolte de bois est actuellement de 2 milliards de m3 (https://www.fao.org/3/ca7415en/ca7415en.pdf) soit un peu moins de 2 milliards de tonnes.
Sans même parler des autres usages (alimentaire, biodiversité, matériaux hors bois), y a-t-il assez de surface disponible pour mettre des “carburants verts” partout et de la construction bois partout ?
La réponse est non. Mais la Commission ne fait pas ce genre de calcul avant de décider de ses politiques pour l’avenir, qui continuent à présupposer que le monde est infini. Résultat : nous allons perdre notre temps – puisque nous n’irons pas au bout du “plan”, qui est du type “croissance verte” – et ne pas régler le problème (qui se règlera donc tout seul à nos dépends puisque le monde est fini).
Dans le domaine aérien la bonne réponse est débord de faire baisser le trafic (https://theshiftproject.org/…/quelle-aviation-dans-un…/). Comme 75% de ce dernier est lié au fait de changer d’air (tourisme et loisirs) on devrait y arriver moins difficilement que dans d’autres secteurs. Inutile de rêver à un transport aérien de masse “propre”. Nous y arriverions à la rigueur en diminuant l’offre alimentaire ou en augmentant la déforestation ailleurs dans le monde. Je ne sais pas si c’est très “propre”….”
Annonce de la municipalité de l’arrêt à partir du 1er Juillet des navettes gratuites Paris-Saclay qui relient les différents points de la commune en raison d’un coût trop élevé. (cf copie de la décision)
« L’état de vigilance n’impose pas de mesures de limitation ou de restriction des usages de l’eau.
Néanmoins, les pouvoirs publics appellent au civisme des usagers en vue d’une utilisation rationnelle et économe de l’eau. Ils tiennent également à rappeler quelques conseils de bon sens au cours de cette période de sensibilité hydrique :
– réaliser des économies d’eau en limitant son utilisation au strict nécessaire notamment pour l’arrosage des espaces verts, le lavage des véhicules et des voiries ; – utiliser le plus possible des économiseurs d’eau et des dispositifs de recyclage ;
– informer le service en charge de la police de l’eau de la direction départementale des territoires (adresse courriel : ddt-se-be@essonne.gouv.fr) de toute activité ou rejet pouvant perturber le milieu aquatique »
Le syndicat de l’Orge alerte sur une pollution aux cyanobactéries
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