Edito Juillet 2022 : le bruit des avions

Avec l’été et les fenêtres ouvertes, difficile d’ignorer le bruit des avions. Depuis l’été 2018, nous avons l’impressions que les trajectoires des avions qui décollent et atterrissent à l’aéroport d’Orly ont été modifiées et nous sommes de plus en plus gênés.

Orly est supposé observer une trève la nuit entre 23h  et 6h, mais avec les difficultés de personnels et les départs en congés, cette obligation n’est pas respectée.

Les constats : quelques exemples de survols gênants

Afin de préciser les observations des vols , nous avons utilisé les données provenant des sites suivants :

Voici par exemple quelques données récensées sur des vols entendus après 23h le 6 Juillet 2022.

Les lettres sur la carte permettent de faire la correspondance entre les points de trajectoire et l’évolution de la vitesse. On peut constater que le vol VLG6933 à destination de Rome a tourné autour de notre commune en passant de 333km/h à 478 km/h en 1mn12. (voir les paramètres des vols en survolant les points de trajectoire avec la souris sur la courbe rouge)

En comparant les horaires de mesure de maximum sur la station de mesure Bruitparif de Champlan (courbe du bas), on peut constater une fois encore que les avions “mettent les gaz” dès que la mesure de bruit est passée.

Au matin du 7 Juillet, alors qu’il faisait assez chaud et que beaucoup d’entre nous dromaient fenêtre ouverte, certains auront été réveillés par les premiers vols du matin.

Nous avons examiné les vols au décollage par vent d’ouest du 7 Juillet 2022 entre 6h20 et 6h30 du matin:

De la même façon, en comparant les horaires, on s’aperçoit que les avions font une poussée d’accélération juste après le passage au voisinage du point de mesure de Champlan.

La palme étant ce jour-là pour le vol TVF70RA à destination d’Athènes avec un niveau de bruit à Champlan à 79,7 dBA.

En triant les vols du 7 Juillet entre 6h et 8h du matin par niveau de bruit, et par type d’avion, on obtient le diagramme ci-dessous :

 

On voit que les vols les plus bruyants sont des Boeing 737-800 opérés par Transavia.

Il y a un écart de bruit très significatif selon les vols : sur l’échelle en dB, qui est logarithmique, +3dB correspond à une amplitude double.

Le vol TVF70RA à destination d’Athènes qui est passé à Champlan vers 6h27 a vraisemblablement réveillé beaucoup de monde !

Sans surprise, en regardant les conditions de vols lors du passage enregistré à LAmax, on constate que globalement les avions qui volent à haute altitude et plus faible vitesse font moins de bruit.

Globalement aussi, les Airbus de type A320 sont moins bruyants que les Boeing 737. 

Voir  les figures ci-dessous, où l’axe horizontal indique l’altitude en m , l’axe vertical la vitesse en km /h, et la taille et la couleur des cercles sont liés au niveau de bruit détecté à Champlan (un petit cercle jaune correspondant au niveau de bruit le plus faible, et un grand cercle bleu au niveau de bruit le plus élevé).

Quelques conclusions 

Les riverains sont très gênés par 

  • les vols qui se succèdent presqu’en continu soit après 23h, soit entre 6h et 8h du matin
  • certains vols particulièrement bruyants. Dans le cas des décollages du 7 Juillet 2022 matin, ce sont les B737-800 opérés par Transavia qui ont été particulièrement gênants.

Alors que les conditions de décollage sont très réglementées (voir article de l’association DRAPO en lien Les procédures de décollage – DRAPO), il est étonnant de subir de tels écarts de bruit.

Parmi les causes possibles :

  • le type d’appareil dont les spécificités peuvent conditionner les conditions de décollage, et notamment sa capacité en nombre de passagers (qui conditionne la masse, et donc l’accélération nécessaire au décollage)
  • un compromis altitude d’accélération / consommation de carburant 

Il est possible aussi que la topographie des lieux induise une diffusion plus importante du bruit selon les trajectoires et les paramètres de vol.

A noter aussi que par vent d’ouest, le bruit est rabattu vers l’ouest donc vers les communes de Longjumeau, Marcoussis, Nozay, La Ville-du-Bois, …

Une réglementation manifestement insuffisante

Les principaux textes règlementaires qui s’appliquent sont :

Les normes d’émission sonores décrites par la convention relative à l’aviation civile internationale, et reprises par la directive 2006/93/CE, qui imposent des niveaux de bruit à ne pas dépasser par les avions selon des conditions précises de mesure, à l’approche, en latéral et au décollage.

La directive européenne 2002/49/CE relative à l’évaluation du bruit dans l’environnement, qui impose la détermination de l’exposition au bruit, l’information du public concernant le bruit dans l’environnement et ses effets, ainsi que l’adoption de plans de prévention destinés à réduire le bruit dans l’environnement lorsqu’il entraîne des effets nuisibles à la santé , et à préserver le niveau de bruit lorsqu’il est satisfaisant.

Le règlement européen No 598/2014 qui impose des règles de gestion des nuisances sonores aux Etats membres pour tout aéroport « dont le trafic excède 50 000 mouvements d’aéronefs civils par année calendaire ».

On trouve sur le site de bruitparif une page qui décrit les mises en œuvre en droit français de la législation européenne.

  • Concernant la mesure du niveau sonore des avions :
    L’unité de mesure de bruit (ou Effective Percieved Noise Level en EPNdB) est différente du dB(A) usuellement utilisé en acoustique. De plus les limites de niveau EPNL autorisés augmentent avec la masse de l’avion, ce qui favorise les avions de forte capacité.
    A noter que sur le site de Transavia, on trouve les caractéristiques des avions exploités, dont les B737-800 (masse au décollage 78975kg), mais que la masse au décollage ne correspond à aucun des certificats acoustiques de B737-800 de la base NoisedB de la DGAC.(masse au décollage 78245 kgou 79016 kg)
  • Concernant le plan de prévention  du bruit dans l’environnement exigé par la législation, le plus récent concernant l’aéroport d’Orly pour la période 2018-2023 a été adopté unilatéralement en mars 2022, sans tenir compte des avis émis par les riverains lors des consultations (voir article des Echos du 15 avril).

    Ce plan de prévention est consultables en lien : Microsoft Word – PPBE_Orly_19 Version À signer.docx (groupeadp.fr)
    Y sont rappelés les deux indicateurs de bruit prévus par la directive 2002/49 :
  • Le Lden (L pour level, « niveau » en anglais, et Lden pour day-evening-night, « jour-soirée-nuit » en anglais) est un indicateur du niveau de bruit global utilisé pour qualifier l’exposition au bruit, qui tient compte de compte de la gêne spécifiquement engendrée durant la soirée (18h-22h) et
    la nuit (22h-6h) ;
    le Lden est un indicateur dit intégré car il prend en compte le niveau de bruit, la durée de l’événement sonore, le nombre moyen d’événements sonores, ainsi qu’une pondération pour les événements de soirée et de nuit (un événement de soirée est considéré comme 3 fois plus gênant qu’un événement de journée et un événement de nuit est considéré
    comme étant 10 fois plus gênant qu’un événement de journée) ;
  •  Le Ln (L pour level, « niveau » en anglais, et n pour night, « nuit » en anglais) est un indicateur du niveau sonore moyen à long terme, visant à traduire la gêne sonore ressentie durant la nuit (22h-6h) ; il représente la composante « nuit » de l’indice Lden.

 

Le plan de prévention ne va pas plus loin que ces indicateurs et les obligations de la directive : les cartes stratégiques de bruit sont définies pour les niveaux d’indicateurs Lden = 55dB, et Ln = 50 dB.

Les limites de bruit généré par le trafic aérien recommandées par l’Organisation mondiale de la santé sont des expositions  Lden < 45 dB et Ln < 40dB.

Des mesures réalisées à La Ville-du-Bois entre novembre 2014 et mars 2015, avaient conclus à l’exclusion de notre commune du plan de gêne sonore, puisque les indicateurs réglementaires ainsi calculés étaient inférieurs aux limites réglementaires :

        

Dans le compte-rendu des mesures de 2014-2015, le comptage de LAmax ne figurait pas explicitement.

Or, nous le percevons parfaitement, être dérangé jusqu’à 23h30 et réveillé vers 6h30 par une succession de décollages à quelques minutes d’intervalle est insupportable.

L’ACNUSA recommande d’ailleurs la prise en compte d’indicateurs dit “évennementiels” avec les limites suivantes (voir : Les valeurs de référence (bruitparif.fr))

  • moins de 100 passages par 24h avec LAmax > 65dB
  • moins de 200 passages par 24havec LAmax > 62dB
  • moins de 10 passages nocturens avec LAmax > 70dB

Par rapport aux valeurs de bruit mesurées en 2014, les valeurs actuelles sont certainement plus élevées : en effet, les statistiques de trafic sur Orly montrent que le nombre de mouvements – c’est à dire nombre d’aterrissages + nombre de décollages – d’avions de passagers a diminué, mais le nombre de passagers a augmenté, ce qui implique la multiplication d’avions de plus grande capacité, et donc plus bruyants.

(données Union des Aéroports Français (www.aeroport.fr))

Avis BVVB

Alors que l’heure est à la transition énergétique, et que les voyages en avions sont les plus gros émetteurs de CO2 des transports (voir  « Voyager bas carbone » : le Shift publie son nouveau rapport ! (theshiftproject.org)  et infographie ci-dessous), cette croissance du trafic aérien n’est pas raisonnable, et les trajets en train devraient être favorisés, notamment en proposant des trains de nuit, et par une politique tarifaire.

Nous invitons aussi tous nos lecteurs à signer la pétition de l’association DRAPO   , association de défense des riverains de l’aéroport d’Orly, à laquelle Bien Vivre à La Ville-du-Bois est adhérente.

N’hésitez pas à nous contacter via le mail bienvivrelvdb@gmail.com lorque vous constatez un évènement particulièrement gênant.

 

Sur la toile Juin 2022

Ce qui change au 1er juin Tickets resto, prêts immobiliers, compte bancaire… Ce qui change au mois de juin (francetvinfo.fr)

Déchets

Île-de-France : à Claye-Souilly, les déchets ménagers produisent assez de gaz pour chauffer 20 000 foyers – Le Parisien

Climat

Nous ne sommes pas les seuls à avoir subi les orages du 4 juin : Orages violents : des dégâts importants dans plusieurs départements franciliens (francetvinfo.fr)

Le 7 juin commençait une session plénière du parlement européen sur le climat pour une action plus rapide et l’indépendance énergétique Climat: le PE pour une action plus rapide et l’indépendance énergétique | 06-06-2022 | Actualité | Parlement européen (europa.eu)

Le dossier Changement climatique: indépendance énergétique et action plus rapide de l’UE | Actualité | Parlement européen (europa.eu)

Un article de Slate sur les images présentées par les médias pour illustrer les épisodes de canicule Les images d’enfants sous des jets d’eau n’ont rien à faire dans les sujets canicule des JT | Slate.fr

La météo n’arrange pas la qualité de l’air, airparif publie régulièrement la situation sur son compte twitter voici la publication  du 17 juin

https://twitter.com/Airparif/status/1537726918405103616?s=20&t=lOUKmaGn035rzOifCu2-Ow

Le solutions que commencent à adopter certaines villes pour s’adapter aux vagues de chaleur

Publié par la Gazette de communes : Les territoires doivent passer à l’action, alerte le Haut conseil pour le climat (lagazettedescommunes.com)

La publication de Météo France du 18 juin (jour de canicule)

https://twitter.com/meteofrance/status/1538269481486655488?s=20&t=lOUKmaGn035rzOifCu2-Ow

Transports

Des perturbations liés aux nombreux travaux Transports en commun : de nombreuses lignes perturbées cet été pour cause de travaux (francetvinfo.fr)

Bruit des avions : Nuisances aéroportuaires : un rapport alerte sur l’augmentation des vols de nuit et des avions d’affaires – Le Parisien

Une critique de Jean-Marc Jancovici sur la promotion de la biomasse comme carburant « vert »

« Analyse de Jean-Marc Jancovici sur LinkedIn : “La biomasse, c’est à dire tout ce qui pousse, tout le monde en veut. Les constructeurs veulent du bois pour remplacer le béton. Les humains – plus nombreux – veulent de quoi manger. Les chimistes veulent de la matière première pour remplacer le pétrole et le gaz fossiles (toutes les fibres synthétiques, tous les lubrifiants, tous les plastiques, et plus largement toute la chimie organique vient du pétrole et du gaz). Les producteurs de vêtements veulent du coton, ou du lin.

Ce n’est pas fini : les producteurs de matériaux de construction veulent de la paille ou du chanvre pour éviter de fabriquer de la laine de verre. Les défenseurs de la biodiversité veulent que l’on laisse la nature tranquille au lieu de convertir les surfaces “sauvages” en surfaces cultivées (en cultures annuelles ou pérennes, peu importe). Et… les constructeurs d’engins de transport (voitures ou avions) veulent des agrocarburants qui sont tous issus de végétaux qui ont bien dû pousser quelque part.

Mais.

la terre n’a pas augmenté de diamètre alors que ces envies de recourir à des usages du sol concurrents les uns des autres se sont multipliées. Question : y aura-t-il de la place pour tout le monde ? Un rapide calcul d’ordre de grandeur montre que la réponse est non. Les agrocarburants fournissent aujourd’hui 4 millions de barils par jour sur une planète qui en consomme un peu moins de 100 de produits pétroliers (rien que le secteur aérien consomme près de 10% de cet ensemble).

La planète produit 4 milliards de tonnes de ciment (100% construction et infrastructures) et 2 milliards de tonnes d’acier (environ 50% construction et infras) par an. La récolte de bois est actuellement de 2 milliards de m3 (https://www.fao.org/3/ca7415en/ca7415en.pdf) soit un peu moins de 2 milliards de tonnes.

Sans même parler des autres usages (alimentaire, biodiversité, matériaux hors bois), y a-t-il assez de surface disponible pour mettre des “carburants verts” partout et de la construction bois partout ?

La réponse est non. Mais la Commission ne fait pas ce genre de calcul avant de décider de ses politiques pour l’avenir, qui continuent à présupposer que le monde est infini. Résultat : nous allons perdre notre temps – puisque nous n’irons pas au bout du “plan”, qui est du type “croissance verte” – et ne pas régler le problème (qui se règlera donc tout seul à nos dépends puisque le monde est fini).

Dans le domaine aérien la bonne réponse est débord de faire baisser le trafic (https://theshiftproject.org/…/quelle-aviation-dans-un…/). Comme 75% de ce dernier est lié au fait de changer d’air (tourisme et loisirs) on devrait y arriver moins difficilement que dans d’autres secteurs. Inutile de rêver à un transport aérien de masse “propre”. Nous y arriverions à la rigueur en diminuant l’offre alimentaire ou en augmentant la déforestation ailleurs dans le monde. Je ne sais pas si c’est très “propre”….”

https://www.lesechos.fr/…/leurope-remplacera…

(publié par Cyrus Farhangi)

Annonce de la municipalité de l’arrêt à partir du 1er Juillet des navettes gratuites Paris-Saclay qui relient les différents points de la commune en raison d’un coût trop élevé. (cf copie de la décision)

Sur actu.fr Essonne : une vaste opération de contrôle sur la RN 20 après un grave accident le week-end dernier | Actu Essonne (opération réalisée le mardi 28 juin)

Eau :

Les prévisions de sécheresse du BRGM pour cet été Un risque de sécheresse de plus en plus probable pour cet été, selon le BRGM (actu-environnement.com)

Un arrêté préfectoral du 16 juin relatif à la vigilance sécheresse est relayé par le syndicat de l’Orge com-press_vigilance-orge_20220614.pdf (syndicatdelorge.fr)

« L’état de vigilance n’impose pas de mesures de limitation ou de restriction des usages de l’eau.

Néanmoins, les pouvoirs publics appellent au civisme des usagers en vue d’une utilisation rationnelle et économe de l’eau. Ils tiennent également à rappeler quelques conseils de bon sens au cours de cette période de sensibilité hydrique :

– réaliser des économies d’eau en limitant son utilisation au strict nécessaire notamment pour l’arrosage des espaces verts, le lavage des véhicules et des voiries ; – utiliser le plus possible des économiseurs d’eau et des dispositifs de recyclage ;

– informer le service en charge de la police de l’eau de la direction départementale des territoires (adresse courriel : ddt-se-be@essonne.gouv.fr) de toute activité ou rejet pouvant perturber le milieu aquatique »

Le syndicat de l’Orge alerte sur une pollution aux cyanobactéries

Environnement :

Une carte permet de voir la fréquence d’utilisation des produits sanitaires près de l’endroit où on se trouve Solagro : Carte “pesticides” – Adonis

Un avis de la cour des comptes indique que le soutien apporté à l’agriculture biologique est insuffisant Le soutien à l’agriculture biologique | Cour des comptes (ccomptes.fr)

Transition énergétique :

Le 26 juin dans une tribune publiée au journal du dimanche, TotalEnergies, EDF et Engie appelaient conjointement les français à consommer moins d’énergie TotalEnergies, EDF et Engie appellent les Français à consommer moins d’énergie (lemonde.fr)

Covid 19 :

Il est toujours là. Un communiqué de l’ARS Ile-de-France invite à aérer les pièces de vie plusieurs fois par jour

Edito Juin 2022 : les inondations

Le mois de Juin a commencé avec une inondation dans la Grande Rue.

Si on regarde les épisodes de précipitations importantes depuis 1975 et les jours les plus chauds depuis 1950 des mois de juin sur la station météo d’Orly, il ne fait aucun doute que les effets du changement climatique se font déjà ressentir. Les épisodes exceptionnels, au-dessus du 3e quartile, sont de plus en plus fréquents depuis les années 2000. (la médiane est la valeur pour laquelle 50% des valeurs sont au-dessous et 50% au-dessus, le 3e quartile est la valeur pour laquelle 75% des valeurs sont au-dessous, 25% au-dessus)

Voir les courbes ci-dessous issues du site Infoclimat (source : Climatologie globale en juin à Orly – Athis-Mons – Infoclimat). (Glisser la souris sur les points pour voir les détails)

La donnée de hauteur de pluie maximale sur 24h de juin 2022, est celle du 4 juin, jour où la Grande Rue s’est tranformée en torrent.

Pour s’adapter à ces phénomènes de fortes pluies on sait aujourd’hui qu’il faut limiter l’artificialisation des sols, voire désartificialiser . (voir Portail de l’artificialisation des sols | Portail de l’artificialisation (developpement-durable.gouv.fr))

Pour limiter les ilôts de chaleur, on sait aussi qu’il faut végétaliser, et donc aussi limiter les grandes surfaces gourdonnées ou bétonnées.

Les données d’artificialisation des surfaces par commune de la banlieue parisienne entre 2009 et 2020, montre que les territoires périurbains ne sont pas allés dans le bon sens. (voir carte ci-dessous, les données proviennent de l’open data du Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires).

 

Les collectivités locales sont invitées à privilégier la densification plutôt que l'extension au détriment des surfaces boisées ou agricoles, notamment par la récente loi "zéro artificialisation nette" (voir Objectif « zéro artificialisation nette » : quels leviers pour protéger les sols ? | France Stratégie (strategie.gouv.fr)). Malheureusement, à La ville-du-Bois, chaque fois qu'un lot est divisé pour construire une nouvelle maison, des arbres sont abattus, et des surfaces supplémentaires sont impermabilisées.

Certains nouveaux immeubles construits en bordure de RN20 l'ont été au détriment de jardins arborés. Si la loi SRU impose la construction de tels logements, nous espérons que les prochains lots seront mieux conçus et moins "minéraux".

Alors qu'une consultation a été ouverte en vue de la mise à jour du PLU de notre commune, nous ne pouvons que souhaiter que les recommandations de Mission régionale d'autorité environnmentale du 13 décembre 2018 soient prises en compte.

Extraits :

Il apparaît ainsi nécessaire d’approfondir les analyses portant sur :
• les niveaux de bruit et de pollution atmosphérique auxquels seront exposés les occupants des 700 futurs logements le long de la route RN20, afin de les caractériser précisément et d’en déduire les impacts sanitaires compte tenu des mesures d’accompagnement citées dans le rapport (abaissement de la vitesse, bande de recul, plantations, etc.) ;
• les déplacements en automobile actuels et ceux générés par l’accroissement prévu par le projet de PLU des activités commerciales, du nombre d’habitants et de l’offre d’équipement (notamment le stade) compte tenu de la localisation des sites de projet ;
• la valeur et la vulnérabilité d’un des secteurs pouvant accueillir les ateliers municipaux dont il est projeté le déplacement, ainsi qu’un nouveau stade.

 

Le PLU de La Ville-du-Bois doit, en application des articles L.131-4 à 7 du code de l’urbanisme,
être compatible avec :
• le schéma directeur de la région Île-de-France (SDRIF) approuvé le 27 décembre 2013 ;
• le plan de déplacements urbains d’Île-de-France (PDUIF) approuvé le 19 juin 2014 ;
• le schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) du bassin Seine-Normandie approuvé le 1er décembre 2015
• le schéma d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE) Orge-Yvette approuvé le 2 juillet 2014 ;
le plan de gestion des risques d’inondation (PGRI) du bassin Seine-Normandie 2016-2021 approuvé par arrêté ministériel du 7 décembre 2015.
Il doit également prendre en compte le schéma régional de cohérence écologique (SRCE) d’Île-de-France approuvé le 21 octobre 2013.

 

La MRAe recommande de prendre en compte les emplacements réservés dans le décompte des espaces actuellement non artificialisés dont il est prévu l’ouverture à l’urbanisation dans le projet de PLU.

 

La MRAe recommande d’évaluer l’incidence sur la préservation des zones humides des aménagements projetés, y compris ceux du centre-ville.

 

La MRAe recommande d’approfondir l’évaluation environnementale sur la prise en compte du risque d’inondations par remontée de nappes susceptibles d’affecter les aménagements liés au projet de renouvellement urbain de la RN20 et ceux prévus dans l’emplacement réservé n°11. (ancien parking de carrefour près des tennis où il est prévu d'installer des services techniques) 

Par ailleurs, dans ses cahiers "Résilences des territoires", l'organisation The shift project évoque les Schéma de cohérence territoriale comme outil de prise en compte des actions à mener dans l'aménagement du territoire pour s'adapter au changement climatique.

Selon la carte de réalisation des SCOT de 2022, notre territoire semble plutôt en retard par rapport au reste de la France. Sur la carte de France ci-dessous, sur laquelle on peut zoomer, notre territoire entre Versailles et Evry apparaît en blanc.

Mise à jour le 10 Juillet 2022 :

Il semble que le site de ressources de la Fédération des Scot ne soit plus accessible , voici la même information issue du site Cartographie - Géoportail de l'Urbanisme (geoportail-urbanisme.gouv.fr)

Et en zoomant sur notre territoire :

 

Il y a pourtant urgence à mettre en oeuvre une cohérence territoriale pour nous adapter au changement climatique. 

Sur la toile Mai 2022

Voici les articles que nous avons fait suivre sur les réseaux sociaux au cours du mois de mai :

Ce qui change au 1er mai Hausse du smic, RSA, rémunération des stages, prix du tabac… Ce qui change au 1er mai (francetvinfo.fr)

Fibre optique :nous ne sommes pas les seuls à vivre le fiasco de sa mise en œuvre : Comment l’arrivée de la fibre optique vire au cauchemar dans de nombreuses communes de France (lemonde.fr)

 

Environnement / réchauffement climatique

« Jour du dépassement » : le 5 mai, la France a déjà épuisé son « budget nature » (lemonde.fr)

Vidéo explicative sur le réchauffement climatique Qu’est-ce que le réchauffement climatique ? (reporterre.net)

Sécheresse en France : Quatre cartes pour comprendre l’état de la sécheresse en France et la menace pour cet été (franceinter.fr)

Aménagement du territoire / réchauffement : Faites fondre les îlots de chaleur (lagazettedescommunes.com)

Réchauffement climatique : L’Île-de-France doit accélérer la réduction des émissions de gaz à effet de serre (actu-environnement.com) news-39681-notre-institu-paris-region-GES.pdf (actu-environnement.com)

Publication du Think tank the shift projet , cahier de la résilience de mai 2022 à l’attention des élus locaux : « climat, crises : comment transformer nos territoires » Cahiers « Résilience » – Note de cadrage (theshiftproject.org)

« Notre mission : la prévention des déchets abandonnés » (lagazettedescommunes.com)

L’environnement en Île-de-France (institutparisregion.fr)

L’Espagne limite l’usage de la climatisation dans les bâtiments publics et encourage le télétravail des fonctionnaires (francetvinfo.fr)

 

Démocratie :

Un modèle de démocratie participative Kingersheim, co-construction citoyenne à haut potentiel d’essaimage (demainlaville.com)

Démarches administratives trop compliquées : Un tiers des adultes ont renoncé à effectuer une démarche administrative en ligne en 2021 – Insee Focus – 267

 

Déserts médicaux

 Le courrier des maires : Ces élus locaux qui ambitionnent de démocratiser le système de santé (courrierdesmaires.fr)

Hôpital : l’ARS Ile-de-France se prépare à un été “tendu” (francetvinfo.fr)

 

Transports

L’autosolisme ou le mal de la mobilité moderne ? (sensemaking.fr) 

Avion : calculer en 3 clics votre empreinte carbone (bonpote.com)

Routes, autoroutes : un gâchis à 18 milliards d’euros (reporterre.net)

Edito mai 2022 : la piscine de Montlhéry

Alors que le thermomètre commence à monter, il est agréable d’aller à la piscine.

Or, sur notre territoire cela va devenir compliqué : la piscine de Longjumeau est définitvement fermée, la piscine des Ulis est fermée pour travaux, et la piscine de Montlhéry est menacée de fermeture.

Un peu d’histoire :

Wikipédia nous informe que les premiers bassins remontent à l’antiquité, et qu’en France, la première école de natation date de 1785 dans un bassin sur la Seine. C’est dans les années 1960 – 1980 qu’un plan un vaste projet national d’équipement du territoire en piscines municipales sous le titre « 1 000 piscines » est mis en oeuvre par le secrétariat d’état à la jeunesse et aux sports.

C’est ce qu’illustre le schéma ci-dessous qui présente l’historique de la mise en service des piscines :
(données Recensement des équipements sportifs, espaces et sites de pratiques – data.gouv.fr)

Le détail des données Ile-de-France, montre déjà des disparités territoriales :

Des inégalités de territoire :

Et lorsqu’on regarde la réparition des bassins de natation au regard de la répartition de population, on voit que les espaces périurbains sont sous équipés.

Selon un rapport de la cour des comptes publié en 2018 , sur la base de données de 2014 sur un échantillon de communes et EPCI :

“Peu d’équipements aquatiques sont présents dans les espaces périurbains. S’ils accueillent 22% de la population, ces espaces n’offrent que 14% des équipements aquatiques et 12% de la surface des bassins.”

Et c’était avant la pandémie de COVID 19 qui a conduit un certain nombre d’établissements à fermer.

La figure ci-dessous illustre la situation en Ile-de-France.

 

Un zoom sur notre EPCI Paris-Saclay montre une inégalité d'équipement entre le Nord et le Sud du territoire, que la fermeture de la piscine de Montlhéry ne ferait qu'accentuer.

Les besoins

Selon la fédération française de natation, les quelques 800 000 m2 de bassins couverts que compte l'hexagone couvrent au mieux 75% des besoins identifiés pour une pratique annuelle de la natation.
(voir  extrait du livret des piscines)

Selon les données citées qui datent de 2009, un quart des classes élémentaires ne pouvaient disposer d'un nombre de séances de natation suffisant pour un enseignement complet et 10% des classes en étaient exclues à cause d'un temps de parcours trop important.

En 2019, le ministère des sports vantait un plan "aisance aquatique" suite à l'augmentation des noyades accidentelles des jeunes enfants. (voir Lancement du plan aisance aquatique - Le site du ministère des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques), et en depuis 2021 on peut trouver sur le site de la région Ile-de-France un "Plan piscines régional" (voir Plan piscines régional | Région Île-de-France (iledefrance.fr)

Sur le papier, tout le monde s'accorde sur la nécessité d'apprendre aux enfants à nager, et de promouvoir la pratique sportive à tous les âges de la vie. La natation est le 3e sport pratiqué en France.

La pratique de la natation ou de l'aquagym est aussi fortement recommandée au séniors.

Et alors que la loi SRU conduit nos petites communes à accroître le nombre de logements sociaux, il est inconcevable qu'on ne sache pas développer un offre de piscines municipales qui par définition propose un loisir de proximité accessible à tous.

Loisir qui sera d'autant plus prisé compte tenu des canicules annoncées.

Nous comprenons que les coûts doivent être maîtrisés et qu'ils s'avèrent très disparates selon les établissements, ainsi que le décrit un rapport de L'observatoire des finances et de la gestion publique locale (voir vf_ofgl_cap_sur_14_cout_fonctionnement_piscines_bloc_co.pdf (collectivites-locales.gouv.fr)).

Selon le type d'installation (bassin saisonnier extérieur, bassin couvert, installations de loisir complémentaires,..) , le coût moyen peut être inférieur à 526 €/m2/an ou supérieur à 1984 €/m2/an.

Mais combien coûtent les noyades ? 

Voici ci-dessous les données de Santé publique France, qui publie chaque année une surveillance épidémiologique des noyades estivales  :

                      

Parmi les recommandations de Santé Publique France au vu de ces données :

"Il n'est jamais trop tard pour apprendre à nager"

"Renforcer l'apprentissage de la nage chez les enfants le plus tôt possible"

Et combien coûteraient des personnes âgées dépendantes ? 

Les projections publiées par l'INSEE indiquent une augmentation importante de la population âgée dans les prochaines décénies.  (voir 68,1 millions d’habitants en 2070 : une population un peu plus nombreuse qu’en 2021, mais plus âgée - Insee Première - 1881)

Et la pratique de la natation est connue pour avoir un effet bénéfique sur beaucoup de pathologies souvent liées au vieillissement.

voir notamment :

Pourquoi pratiquer la natation lorsqu'on est malade ? - VIDAL

Nagez Forme Santé | Fédération Française de Natation (ffnatation.fr)

 

Ce n'est donc certainement pas le moment de fermer les piscines publiques en zone périurbaine.

 

Sur la toile Avril 2022

Voici les articles que nous avons partagés sur les réseaux sociaux au mois d’avril.

 

Climat

Le rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), publié le 4 avril, est consultable sur le site viepublique.fr depuis le 6 avril Nouveau rapport du Giec : des solutions face au réchauffement climatique | vie-publique.fr

Publié le 22 avril par Usbek&Rica, dans le cadre de la journée mondiale de la terre, un article sur la plateforme Treedom qui permet à chacun de plante run arbre pour aider des agriculteurs à faire face au changement climatique et à la dégradation des terres dans les pays du Sud Usbek & Rica – L’agroforesterie, alliée de la souveraineté alimentaire des pays du Sud (usbeketrica.com)

Un article du 26 avril, publié par Actu-environnement, suite au rapport du GIEC qui qualifie la désinformation climatique de menace majeure pour la planète Désinformation climatique : trois ONG notent la faiblesse des actions de cinq réseaux sociaux (actu-environnement.com)

 

Eau

Un documentaire disponible en replay sur Arte jusqu’au 23 juin Eaux usées : cocktail toxique ou précieux ? – Regarder le documentaire complet | ARTE

 

Aménagement du territoire et construction/ rénovation :

Sur France Infos, une synthèse interessante de l’aménagement en cours sur le plateau de Saclay Présidentielle 2022. Le plateau scientifique de Saclay : bienvenue au “Far Ouest” (francetvinfo.fr)

Sur le site du ministère des finances, des informations sur la prime pour la rénovation énergétique MaPrimeRénov’ : la prime pour la rénovation énergétique | economie.gouv.fr

Sur Actu-Environnement, le 25 avril, Un guide européen pour promouvoir les bâtiments durables dans les marchés publics (actu-environnement.com) annoncé, qui présente notamment des bonnes pratiques applicables aux marchés publics, incluant les trois indicateurs analyse du cycle de vie, analyse en coût global, et qualité de l’air intérieur.

 

Recyclage/ déchets

Sur Actu-environnement, le 8 avril, une vidéo sur l’industrialisation du tri des textiles grâce à une machine de tri optique qui permettrait à pleine cadence de traiter jusqu’à 600 kg de vêtements par heure; cela en prévision d’une directive européenne qui en 2025 obligera l’ensemble des états membres à trier les textiles. Recyclage des textiles : visite d’une usine pionnière dans l’automatisation du tri (actu-environnement.com)

Sur le même média, le 22 avril, une vidéo sur l’application de la loi antigaspillage pour une économie circulaire (Agec), adoptée en février 2020, et l’inerdiction de l’élimination des invendus non alimentaire, entrée en vigueur début 2022. Le don des invendus se démocratise doucement (actu-environnement.com)

 

Environnement

Publié le 8 avril 2022, un article d’Actu-environnement résume les critiques de la Commission Européenne concernant le Plan stratégique national présenté par la France, dans le cas de la politique agricole commune. Plan stratégique national : le ministère de l’Agriculture invité à revoir sa copie (actu-environnement.com) 

A la même date paraissait un article critique sur l’analyse des pesticides dans les denrées alimentaires. Pesticides dans l’alimentation : l’opacité et la complexité des données nationales et européennes (actu-environnement.com) A noter un encart qui présente les analyses de UFC-Que choisir, concluant ” « La réglementation actuelle ne permet pas de garantir l’absence de risque dans les aliments, en déduit l’UFC-Que choisir. Ses contrôles tiennent essentiellement compte des limites maximales de résidus autorisés (LMR). Cette conformité est une notion obsolète qui n’offre pas de protection suffisante. »  

 

Transports

L’Union des usagers du Paris-Cherbourg conteste la suppression des trains annoncés pour 2022. Réduction du plan de transport 2022 – UDUPC – Union Des Usagers Du Paris-Cherbourg . On peut se demander en effet si ces suppressions de train sont cohérentes avec les impératifs de la transition écologique.

Un article de mai 2021 de Kaizen est ressorti sur notre fil Facebook, pronant le covoiturage pour les petites distances, sachant que 3/4 des déplacements en voiture se font en solitaire. Des lignes de covoiturages gratuits pour les trajets du quotidien – Kaizen (kaizen-magazine.com)

Un thème repris par Capital le 23 avril, Une très grande majorité des Français conduit seul le matin – Capital.fr

A partir de janvier 2023, les citoyens et entreprises domiciliés ou travaillant dans une zone de faible émission, ou dans une commune limitrophe pourront bénéficier d’un prêt à taux zéro pour l’achat d’un véhicule peu polluant. Un prêt à taux zéro pour l’achat d’un véhicule peu polluant dans les zones à faibles émissions (actu-environnement.com)

Alors que s’ouvrait récemment le procès de la catastrophe ferroviaire de Brétigny de juillet 2013, 9 ans après l’état du réseau SNCF reste inquiétant .  VIDEO. Depuis l’accident ferroviaire de Brétigny-sur-Orge, où en est l’état du réseau de la SNCF aujourd’hui ? (francetvinfo.fr)

Le 26 avril, We Demain publiait un interview de Thierry Mallet, président du groupe Transdev, qui estime qu’en comparaison d’autres pays, l’offre de transport en commun en périphérie des métropoles est en France très insuffisante. Thierry Mallet : “Il faut une offre de transports partagés plus importante en périphérie des villes” – WE DEMAIN

 

Déserts médicaux

En cette période de campagen électorale, le thème des déserts médicaux ressort. Le 24 juillet 2019 était promulguée une loi ayant entre autres l’ambition de lutter contre les déserts médicaux. Dossier à lire sur viepublique.fr  projet de loi organisation et à la transformation du systeme de sante | vie-publique.f

Edito Avril 2022 : le PPA RN20

Il y a environ 1 an, à l’occasion de la campagne pour les élections régionales, nous avions été sollicités par l’équipe LRM au sujet du réaménagement de la RN20, sujet auquel BVVB s’intéresse depuis bientôt 20 ans.

A cette occasion, nous avions rappelé un historique des projets de réaménagement qui se succèdent depuis les années 1960 

Qu’en est-il aujourd’hui ?

Après des années d’études , le syndicat mixte de la RN20 est sur le point d’être dissout.

Un « Projet partenarial d’aménagement de la RN20 est annoncé ».

Voici les éléments facilement accessibles à ce jour :

Sur le site de la préfecture de l’Essonne , publié le 20/10/2021 : Projet partenarial d’aménagement / PPA / Contractualisation / Aménagement du territoire, construction, logement / Politiques publiques / Accueil – Les services de l’État dans l’Essonne

« Le projet de PPA, autour de la RN 20, est en réflexion entre les acteurs impliqués dans les mobilités et la planification. Son objectif est permettre de lancer des études sur sa section nord pour à la fois proposer une requalification de l’axe tout en contribuant à l’amélioration du cadre de vie de ce secteur densément peuplé. »

Sur le site de la communauté Paris-Saclay, publié le 10/01/2022 : Document_projet_territoire.pdf (paris-saclay.com)

p20 :

« Plusieurs projets d’infrastructures de transports vont permettre de renforcer le maillage du territoire :
• le Tram 12 Express d’Évry à Massy en 2023, puis son prolongement prévu jusqu’à Versailles ;
• la mise en service de la ligne 18 du métro Grand Paris Express avec ses 5 gares en 2026 ;
• le soutien par l’agglomération de projets de transports en commun en site propre (bouclage des TCSP RN20 MassyArpajon/Orly, Massy-Les-Ulis, Polytechnique…). »

p21 :

« 2. Mieux desservir l’ensemble du territoire :
• Assurer les liaisons bus express rapides sur les axes Les UlisCourtabœuf-Massy et RN20 ;
• Renforcer les liaisons par bus pour les communes ne bénéficiant pas de gare »

P39 :

Le Projet Partenarial d’Aménagement de la RN20 : accélérer et être moteur dans ce projet de transformation
Contexte :
• Un projet «historique» qui peut devenir un axe fort de l’agglomération en matière de développement
• Un projet qui peut s’appuyer sur la mise en œuvre du Plan Directeur, conçu par le SME RN20.

Enjeux stratégiques :
• L’enjeu de la cohérence face à une multitude d’enjeux (qualité urbaine, mobilité et rabattement, traitement paysager, logement, commerce, zone d’activités économiques).
• La mise en place du projet global de requalification de la RN20 autour de plusieurs thématiques :

  • sur les mobilités : l’apaisement de la circulation automobile, l’aménagement de voies dédiées aux transports en commun, l’organisation de l’intermodalité ;
  • sur les espaces publics : des aménagements qui répondent à chaque mode de déplacements (pas seulement les véhicules motorisés)
  • sur le développement résidentiel et économique : en intégrant l’enjeu du renouvellement urbain dans un objectif d’animation d’une RN20 plus urbaine, avec une offre de logements attractive
  • sur le commerce en restructurant les zones commerciales de périphérie
  • sur le foncier : la mise en place d’une stratégie foncière permettant l’élargissement nécessaire à la requalification de la RN20. 

• En matière de mobilité et d’accès au secteur, prévoir des liaisons Nord/Sud en mobilité douce notamment avec la ligne 18 (vélo, transport commun, etc.), prévoir des parkings relais, des pistes cyclables

Principaux points de vigilance :
• Un investissement de la Communauté d’agglomération dans le PPA (et donc sur le projet) qui doit être important et moteur face à ses partenaires
• La stabilisation d’une gouvernance avec association de tous les acteurs autour de ce PPA (Etat, Région, IDFM, CD91, communautés d’agglomérations et communes) et des financements associés dont le CPER 2021-2027 ;
• L’articulation des quatre volets thématiques tout au long du projet : mobilités, espaces publics, développement résidentiel et économique et foncier. La transformation de la RN 20 doit se traduire par des aménagements urbains en faveur de la qualité de vie et de la réduction de nuisances. Elle doit intégrer l’aménagement des traversées, des trottoirs et des pistes cyclables, avec une priorité donnée à l’amélioration de l’offre de transport en commun dans une approche multimodale. La capacité de sa mise en œuvre d’un véritable TCSP doit être intégrée dans la conception des différents projets.

16 ans après les assises de la RN20(Les assises RN20 | Bien Vivre à la Ville du Bois (bvvb.org)), 11 ans après le projet diffusé par le Syndicat Mixte de la RN20 (Étude Technique et Financière (bvvb.org)), on est toujours en plein brouillard !

Déjà en 2011, nous comparions le planning de développement du TCSP (prévu à l’époque pour 2020-2025) à celui du projet américain de marcher sur la lune (mai 1961 – juillet 1969) !
Voir Think different ? (Changez votre façon de penser ?) | Bien Vivre à la Ville du Bois (bvvb.org))

Notre Maire, questionné à ce sujet lors du dernier Conseil Municipal, annonce un projet sur 15 ans qui « devrait être décidé sous peu ». Reconnaissons à notre maire d’avoir poursuivi le plan de requalification prévu concernant les constructions et le réalignement du bâti nécessaire, et de persévérer pour obtenir la réalisation du TCSP.

Mais dans 15 ans, est-ce que ce projet sera encore d’actualité alors que la fin de la vente des véhicules thermiques est d’ores et déjà programmée pour 2030? 

Nos élus ne semblent avoir ni compris, ni anticipé les conséquences de la transition énergétique imposée par le changement climatique.

Il est d’autant plus urgent de développer une véritable offre de transport collectif sur notre territoire délaissé depuis trop longtemps.

Sur la toile Mars 2022

 

Voici la revue des média que nous avons partagés au mois de mars sur les réseaux sociaux.

Déserts médicaux :

Un article du 10 mars de France 3 région relatait l’alerte de l’Union Régionale des médecins libéraux d’Ile-de France Santé : “L’Île-de-France est un désert médical” (francetvinfo.fr)

L’Agence Régionale de Santé d’Ile-de-France publie ce 31 mars le zonage médecins 2022 : La Ville-du-Bois est recensée comme zone d’intervention prioritaire. Zonage médecins 2022 : carte des zones concernées par les aides à l’installation et au maintien des médecins généralistes pour l’Île-de-France | Agence régionale de santé Ile-de-France (sante.fr)

 

Transports :

Publié le 17 mars sur le site de la Région Ile-de-France , de nouveaux tarifs appliqués depuis début mars : Tram, train, RER, métro : voyagez dans toute l’Île-de-France pour 5 euros | Région Île-de-France (iledefrance.fr)

Sur Actu Essonne, le bilan d’une opération de de sécurité routière a été menée par les policiers de l’Essonne mercredi 23 mars 2022 sur la RN20 entre Montlhéry et Étampes.  Essonne : 108 infractions relevées lors d’un contrôle routier sur la RN20 | Actu Essonne , dont une grande partie concernaient le défaut de contrôle technique et l’utilisation téléphone au volant.

Le 25 mars, la Région Ile-de-France se félicite Route : de nouvelles bornes de recharge et des améliorations du réseau en vue | Région Île-de-France (iledefrance.fr), mais pas de nouvelles du TCSP sur la RN20 …

 

Aménagement du territoire :

Publié le 7 mars sur le site www.banquedesterritoires.fr : Lutte contre l’artificialisation des sols : les premiers textes d’application de la loi Climat en consultation (banquedesterritoires.fr)

Un article dans Télérama daté du 16 mars : Il construit en Afrique des écoles, des cliniques, des dispensaires. En les adaptant toujours au climat et au lieu. À 56 ans, le Burkinabé Diébédo Francis Kéré est le premier Africain à obtenir cette prestigieuse distinction. Le prix Pritzker remis à Diébédo Francis Kéré, chantre d’une architecture sociale et durable (telerama.fr)

Un article du 20 mars sur France Infos
REPORTAGE. “La prochaine crise sociale viendra du logement” : dans l’Oise, la colère montante des demandeurs de HLM (francetvinfo.fr)

A propos de la piscine de Montlhéry, nous avons vu passer une pétition contre sa fermeture annoncée fin juin 2022, puis une mise au point de la municipalité de la Ville-du-Bois indiquant que la piscine ne fermera pas. Un article paru le 30 mars sur Actu Essonne résume la situation : Essonne. La piscine intercommunale de Montlhéry menacée de fermeture ? | Actu Essonne

 

Déchets :

Reprise de la collecte des végétaux depuis le 15 mars. Sur le site du SIOM , on peut trouver les jours de collecte pour sa commune et sa rue :  Jours et points de collecte – Le SIOM de la Vallée de Chevreuse

Un article de la dépêche qui résume une enquête de l’Observatoire régional des déchets d’Ile-de-France.
En Île-de-France, moins d’un tiers des objets dits “recyclables” sont correctement triés – ladepeche.fr
(la publication de l’Observatoire régional des déchets d’Ile-de-France NR_924_web.pdf (ordif.fr))

 

Gestion de l’eau :

Un article publié en décembre sur le site de la métropole du grand Lyon ressorti récemment sur notre fil. Créer des arbres de pluie, c’est agrandir les pieds d’arbres en ville pour permettre à l’eau de pluie de mieux s’infiltrer dans le sol. C’est ce que teste la Métropole de Lyon, et cela a de nombreuses vertus pour l’environnement et le cadre de vie des habitants. À Lyon, les arbres de pluie vont faciliter l’infiltration de l’eau dans le sol – MET’ (grandlyon.com)

Sur le site www.eau-seine-normandie.fr/ des outils à l’usage des collectivités locales pour promouvoir la récupération et l’utilisation de l’eau de pluie. Collectivités, aidez vos administrés à récupérer et valoriser l’eau de pluie | Agence de l’Eau Seine-Normandie (eau-seine-normandie.fr)

 

Pollution :

Airparif alertait sur la qualité de l’air fin mars liée aux conditions météorologiques
voir le bilan des dépassements en particules de diamètre inférieur à 2,5µm (PM2.5) Suivi des dépassements de normes journalières sur l’année 2022 pour le polluant Particules (PM2,5) (airparif.asso.fr)

Alors que les automobilistes ont été soumis à la circulation différentiée du 26 au 28 mars Pic de pollution à Paris : circulation différenciée et forfait spécial pour les métros et RER | Actu Paris , l’association DRAPO (Défense Riverains Aéroport Paris Orly) dénonçait l’absence de mesures concernant les avions qui ont continué à polluer sans restriction.

Edito Mars 2022 : circulation et mobilité

Parmi les préoccupations des urbisylvains, les conditions de circulation et de stationnement sont des irritants constants depuis de nombreuses année.

L’état de la voirie s’est particulièrement dégradé , et voici ce qu’on peut lire sur les réseaux sociaux :


Il y a bien eu quelques réparations réalisées courant février pour reboucher les trous importants causés notamment par le passage des camions nécessaires aux travaux de construction Voie des postes, mais l’état de la chaussée reste médiocre.

La compétence voirie est gérée par la Communauté Paris-Saclay.

Des travaux de réfection et entretien ont été décidés lors du Conseil Communautaire du 16 février 2022:
(cf. Compte-rendu_CC_16-02-2022.pdf (paris-saclay.com))

Selon l’accord cadre n° 21-74 approuvé le 16 février 2022, La Ville-du-Bois est concernée par le lot 6 :
(Cf. D2022-73_Accord_cadre_21-64_tx_refection_entretien_voiries.pdf (paris-saclay.com))

Sur Nouma.fr, on retrouve ce marché : Cf. travaux de refection et entretien des voiries et espaces publics D’Interet communautaire sur le territoire de la communaute D’Agglomeration – NouMa.fr

Il s’agit d’un accord-cadre annuel, renouvelable tacitement 3 fois et par période de 12 mois.
Difficile de savoir plus précisément ce qui sera fait à La Ville-du-Bois sur la base de ces documents, et dans le cadre d’un tel contrat où notre petite commune semble un grain de sable.

 

A propos de voirie, circulation et plus généralement, transports, cet ouvrage nous a paru s’appliquer à notre territoire : 

 

Nous remercions les éditions Eyrolles qui ont bien voulu nous en adresser un exemplaire presse.

L’auteur, André Broto , ancien élève de l’Ecole Polytechnique et ingénieur civil des Ponts et Chaussées, est un expert reconnu des questions de mobilité routière. Après 17 ans dans les travaux publics, il a exercé comme Directeur de la construction et DGA pour Cofiroute, puis dernièrement comme directeur de la stratégie pour Vinci Autoroutes.

Il est donc évidemment plutôt favorable aux concessions autoroutières, alors que nous pensons que les derniers accords signés entre l’état et les sociétés autoroutières ont sous-estimé leurs bénéfices au détriment de l’Etat.

Que nous ne partagions pas toutes les opinions de l’auteur n’enlève rien à l’intérêt de cet essai.

D’un point de vue historique

On y apprend l’histoire des routes de France depuis le Moyen-âge, alors qu’on n’estimait pas les distances en kilomètres (le sytème d’unités internationales n’était de toute façon pas connu !!) , mais en nombre de pas. 
(les encadrés sont des extraits du livre)

“Que l’on soit riche ou pauvre, la capacité à se déplacer dépendait de l’effort musculaire propre ou de la traction animale, sans que cela affecte grandement la vitesse des déplacements. Prenons un exemple : l’historien Christophe Studeney évalue à 140 000 pas la distance entre Paris et Amiens, soit deux jours et demi en effectuant 60 000 pas par jour, voire trois jours et demi avec seulement 40 000 pas quotidiens. Pour les déplacements ordinaires, il estime que 500 pas par jour suffisent au citadin, quelques milliers à la campagne.”

A cette époque, la mobilité était plutôt un privilège : 

“(…) les migrations, le commerce et les guerres étaient les principaux motifs de déplacements longs. Les sociétés médiévales occidentales étant essentiellement rurales et fondées sur le tavail de la terre, s’éloigner trop longtemps du champ ou du village présentait des risques importants de perte ou de vol. 
(…)
Pour les serfs, la liberté de déplacement était même restreinte à leur statut. Les “manants” se distinguaient des seigneurs par leur devoir de reter (en latin manere) sur place tandis que rois, barons ou contes pouvaient sillonner l’Europe, guerroyer, festoyer ou conclure des alliances, ou que les marchands, les étudiants et les pélerins changeaient fréquemment de ville, de région ou de pays.”

Et c’est avec l’arrivée du chemin de fer fin XIXe début XXe, puis l’amélioration du niveau de vie d’après la seconde guerre mondiale et la démocratisation de l’automobile, que la mobilité s’est aussi démocratisée.

“Un Français aujourd’hui effectue en moyenne 15000 km par an, soit 40km/jour, mais consacre le même temps à se déplacer que celui qui en parcourait 5 à pied.”

 

A propos de l’état de la voirie :

L’état des routes faisait déjà partie des doléances de 1789 !

“La demande d’un réseau de chemins en bon état était déjà apparue dans les anciens cahiers de doléances de 1789, aux côtés des demandes d’abolition des péages et autres droits sur les pontset les bacs. Les populations avaient encore à l’esprit ces périodes de disette où les denrées d’une région ne pouvaient être transportées dans une autre, faute de chemins dignes de ce nom.”

A l’heure de la mondialisation , et après la crise COVID, alors que le trafic de livraison s’est décuplé, le transport des denrées n’est pour l’instant plus un problème. 

Reste qu’à la faveur des diverses décentralisations, et des coupes budgétaires successives le patrimoine routier est reputé mal entretenu, et les experts alertent depuis plusieurs années.

“Ce patrimoine est pourtant negligé et engendre “une dette grise”.
(…)
“..il ne s’agit que des routes ou des chemins de fer existants, qui à force de ne pas être entretenus, voient leur valeur d’usage diminuer jusqu’au moment où la puissance publique devra payer pour éviter un nouveau Brétigny, ou, là, des dégâts routiers comme lors de l’hiver 1962-1963, durant lequel un quart du résseau routier français avait été démoli lors du dégel”

André Broto cite un document de Pascal Rossigny , et Hervé Guiraud , deux experts du CERAMA, ” Des renforcements coordonnés à nos jours : histoire de l’entretien du réseau préventif du réseau routier national”, qui n’est plus accessible.

On pourra citer le rapport 2020 de l’Office National de la Route 8126-IDRRIM_Rapport_ONR-2020.pdf
qui détaille les budgets d’investissement des différents types de routes. Si depuis 2017 les investissements ont globalement réaugmenté, l’état des routes nationales et départementales en France s’est globalement dégradé entre 2018 et 2019.

Par ailleurs un récent rapport de la Cour des comptes pointe le risque de perte de compétence, et l’absence d’une véritable politique routière, en raison de la complexité de gestion générées par les décentralisations successives.

Extraits des conclusions de la Cour des Comptes  :

“Comptant environ 1,1 million de km, le réseau routier français (l’un des plus longs et denses d’Europe) est géré en grande partie par les collectivités territoriales – près de 380 000 km par les départements et plus de 700 000 km par les communes.”

“Dans le rapport publié ce jour, la Cour des comptes relève qu’au total, la France évolue vers un modèle complexe, assez rare en Europe, sans que cette transformation ait donné lieu à une réflexion sur le nouveau rôle de l’État en matière de politique routière.”

“Dans ce contexte de décentralisation progressive du réseau routier national, l’État reste – de par la loi – le garant de la cohérence et de l’efficacité de l’ensemble du réseau. Or, il ne s’est pas donné les moyens indispensables à l’exercice de cette responsabilité. Ainsi, il ne dispose pas d’informations suffisantes sur la voirie des collectivités locales, leur état, leur entretien et leur usage”

En effet, si on accède à des données de traffic incluant les pourcentages de poids lourds sur le réseau national et sur le réseau départemental, aucune de ces données n’existe au niveau des communes, ou des EPCI. 
Notre association pointe depuis de nombreuses années les problèmes de circulation sur notre commune, les urbisylvains se plaignent de l’état de la voirie, mais nous n’avons pas connaissance de comptage de trafic, ni de politique d’entretien en cohérence. Sans parler de moyens de faire respecter la limitation de vitesse au sein de la commune, alors que nous avons étrenné le premier radar automatique sur la RN20 !!

Nous avons d’ailleurs pu reconstituer la une carte de données trafic avec les moyennes journalières de 2018, en compilant les données nationales ( cf. Trafic moyen journalier annuel sur le réseau routier national – data.gouv.fr), les données départementales (Cf.https://www.essonne.fr/fileadmin/6-economie_amenagement_mobilite/Mobilit%C3%A9/Carte_Trafic_2018.pdf) et l’outil de carte statistique mis à disposition par l’ign (Accueil (ign.fr):

Au vu du niveau de trafic sur la RN20, et du taux de trafic poids lourd, qui est comparable à celui observé en certains points de la RN118, on peut s’interroger sur le fait que la gestion de cette route ait été transférée au département de l’Essonne, alors qu’elle est largement empruntée par les usagers qui veulent contourner le péage de l’autoroute A10, notamment les poids lourds. 

Et l’exercie nécessaire pour reconstituer cette carte met bien en évidence le défaut de politique globale de la route pointé par la cour de comptes, ainsi que le défaut de politique globale des transports évoqué par André Broto. Car si la gestion des routes est partagée entre l’Etat, les départements et les communautés de communes, les transports en communs sont eux, gérés par la Région.

Les particularités des périphéries des métropoles 

D’un droit de se déplacer, l’évolution de nos territoires a fait une contrainte pour la plupart des péri-urbains qui sont nombreux à efffectuer des trajets quotidiens domicile-travail entre 20 et 50km, à 80% en voiture, parce qu’il n’ont pas d’autre solution de transport. Ils ont aussi nombreux à “navetter” seuls dans leur véhicule.

Extraits :

L’INSEE fait quatre constats importants à l’échelle du territoire national :

  • en France en 2013, 16,7 millions de personnes quittent quotidiennement leur commune de résidence pour aller travailler ( ce sont les ” navetteurs”), soit deux personnes ayant un emploi sur trois:
  • la part des navetteurs dans l’ensemble des personnes ayant un emploi augmente régulièrement, elle est passée de 58% en 1999 à 64% en 2013;
  • depuis 1999, les distances parcourues par ces navetteurs s’allongent, la proportion des trajets de moins de 10 km a diminué ( 5 points), au profit notamment de ceux compris entre 20 et 50 kilomètres;
  • enfin ces navetteurs se déplacent en voiture pour 80% d’entre eux ( soit 13,4 millions d’actifs)

Les cartes des distances moyennes domicile – travail montrant l’augmentation des distances en périphérie francilienne entre 1975, 1999 et 2008 présentées dans l’ouvrage ne sont plus accessibles .
On peut cependant citer un tableau extrait d’une archive (Cf. Les déplacements domicile-travail en France : évolution de 1975 à 1982 – Persée (persee.fr) )

La carte la plus récente diponibles des distances domicile-travail en fonction du lieu d’habitation est donnée dans l’Atlas des franciliens 2021 (Cf. LesFranciliens_2021.pdf (institutparisregion.fr) )

S’y sont ajoutés des navetteurs venant des départements limitrophes :

et sans surprise, la part des trajets effectués en voiture par commune  (données INSEE 2018 Insee – Statistiques locales – Indicateurs : cartes, données et graphiques) :

Ainsi, à La Ville-du-Bois, 81% des actifs se rendent à leur travail en voiture.

Des trajets absents des statistiques officielles :

Ce segment des navetteurs est un oublié des statistiques officielles, les moyennes étant réalisées sur un territoire où la densité au centre des métropoles en lisse les contours.

Ainsi peut-on lire dans INSEE Première n° 1835 (La voiture reste majoritaire pour les déplacements domicile-travail, même pour de courtes distances – Insee Première – 1835)

  • au-delà de 2 km les trajets domicile-travail se font à 56% en voiture
  • entre 2015 et 2020, un recours plus fréquent au vélo et au transports en commun

Dans cette autre publication accessible sur le site du ministère du développement durable Se déplacer en voiture : des distances parcourues une fois et demie plus importantes pour les habitants des couronnes que pour ceux des pôles | Données et études statistiques (developpement-durable.gouv.fr)

il est question de Communes centres de pôles, d’autres communes de pôles , ou de courronnes. Vocabulaire bien abstrait en l’absence de cartographie des données.

Dans cette même publication les émissions de CO2 sont évoquées , mais là encore on ne parle que de ceux qui habitent les centres des métropoles.

DES VOITURES AUSSI POLLUANTES EN PÔLE QU’EN COURONNE

Les habitants des pôles sont à l’origine de 39 % des émissions théoriques de CO2 dues à la voiture en 2017, alors qu’ils représentent 51 % de la population, car ils détiennent en moyenne moins de véhicules, qui circulent moins.
En revanche, les émissions théoriques de CO2 par véhicule sont similaires : elles s’élèvent en moyenne à 137 g/km en pôle urbain, 138 g/km en couronne, 143 g/km dans les communes hors attraction des villes, et varient peu avec la taille des aires d’attraction des villes.

Selon les estimations de 2012 publiées par le Commissariat Général au Développement Durable, les trajets longs du quotidien – donc nos plus de 80% de navetteurs des “couronnes” – représentent 57% des émissions de CO2.

Selon André Broto – et nous sommes bien d’accord -, il est urgent de proposer des alternatives à ce segment de population.

Les propositions 

La proposition principale évoquée est de ne pas miser que sur le rail et d’utiliser les infra-structures routières existantes pour proposer des réseaux de cars performants, et un maillage inter-modal avec des correspondances et des gares routières dignes de ce nom.

La gare routière de Massy est citée en exemple. Notre seul regret est que le bus qui s’y rend depuis notre commune est un véritable tortillard prisonnier des bouchons… alors qu’on nous parle depuis 2006 d’un TCSP. (voici ce que nous en disions déjà en 2011 : Think different ? (Changez votre façon de penser ?) | Bien Vivre à la Ville du Bois (bvvb.org) )

L’ouvrage donne aussi des exemples de réseaux intermodaux train / cars, comme à Madrid, mais les comparaisons entre métropoles de densité et d’historique différentes nous paraît hasardeux.

Si l’intermodalité, l’usage amélioré du covoiturage, avec des voies dédiées, et sans doute un jour un usage intelligent des véhicules autonomes -qui pourraient être des minibus sur des trajets dédiés plus souples que celui d’un autobus actuel, nous semblent des solutions à développer, la crise énergiétique qui s’annonce , ainsi que la disparition des véhicules thermiques vont nous imposer une réorganisation de nos modes de vie et une réduction de nos déplacements.

Le vrai challenge sera de préserver une justice sociale et de ne pas revenir au Moyen-Age et ses “manants” interdits de déplacement, faute de pouvoir payer un véhicule électrique ou l’énergie pour le faire rouler, et n’ayant pas non plus les moyens d’habiter dans une zone pourvue de transports en commun.

L’enjeu dépasse largement le seul usage de la route. C’est toute l’organisation territoriale qui est concernée. Cette situation de navetteurs oubliés des statistiques, est aussi le résultat d’un aménagement du territoire bâclé sur des décénnies.

Sur la toile Février 2022

Travaux en cours dans la ville

La mairie a semble-t-il tenu compte de notre remarque lors du Conseil Municipal du 8 février sur l’absence d’informations sur les travaux de voirie, et nous l’en remercions.

Travaux en cours dans la ville (lavilledubois.fr)

Voici les liens que nous avons partagés sur les réseaux sociaux au mois de février :

La Cour des comptes se penche sur le financement d’IDFM (mobilitesmagazine.com)

Dans son rapport annuel 2022, la cour des comptes consacre un chapitre aux transports franciliens et évoque la nécessité d’en réformer le financement.
(voir Le rapport public annuel 2022 (vie-publique.fr) pp407-431)

 

Un vidéo illustre des “bus-vélo” à San Francisco, formés par les familles pour sécuriser leurs déplacements en ville.

A propos des déserts médicaux : Dans l’Essonne, une cabine de télémédecine dans une mairie pour éviter le désert médical (20minutes.fr)

Dans le monde diplomatique, “Un rapport secret rédigé par l’inspection générale des finances démontre que les concessionnaires d’autoroutes auraient bénéficié de surrémunération à hauteur de 4 milliards d’euros.” De l’autoroute publique aux péages privés, par Philippe Descamps (Le Monde diplomatique, juillet 2012) (monde-diplomatique.fr)

Pour ceux qui passent au véhicule électrique, la difficulté est de trouver des bornes de recharge : Parigo-Voitures électriques : recherche bornes de recharge désespérément (francetvinfo.fr)

“Vingt-quatre dirigeants d’entreprises ferroviaires européennes, dont le patron de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, veulent œuvrer ensemble pour « améliorer l’attractivité du rail partout sur le continent », réclamant « un investissement européen massif » pour nouer « un nouveau pacte ferroviaire européen »« Le train est le mode de transport motorisé le plus écoresponsable », plaident les dirigeants dans une tribune publiée en France le 20 février par Le Journal du dimanche, se désolant de ce que « la part du ferroviaire dans le transport de passagers et de marchandises reste si faible ».”
Les patrons du rail réclament « un nouveau pacte ferroviaire européen » (lemonde.fr)

Face à un projet de SNCF transilien de fermer de nombreux guichets dans les gares d’Ile-de-France : 
Des élus alertent sur la fermeture de guichets dans des gares RER et Transilien (francetvinfo.fr)

“Le Fonds mondial pour la nature appelle l’ONU à négocier un traité sur le sujet. Les plastiques à usage unique constituent plus de 60 % de la pollution marine.” : 
La pollution plastique a atteint « toutes les parties des océans », alerte le WWF (lemonde.fr)

Les particules ultrafines dans le viseur d’Airparif | Airparif

(et notamment Une campagne de mesure des particules ultrafines prévue au voisinage des zones aéroportuaires)

Grand Paris : l’interdiction de certains véhicules polluants repoussée à 2023 (lemonde.fr)

Ce qui change au 1er février 2022 :
Prix de l’électricité, restrictions sanitaires, taux du livret A… Découvrez ce qui change en février (francetvinfo.fr)

Une tribune signée par 1400 scientifiques demande un vrai débat sur les actions à mener pour prévenir la crise climatique et environnementale dans la campagne présidentielle. 
TRIBUNE. Crises environnementales : 1 400 scientifiques appellent les candidats à la présidentielle et les médias à sortir “des discours de l’inaction” (francetvinfo.fr)